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que lui, avec la même autorité,que s'il avoit pouvoir 011 commif-íion de Sa Majesté pour commandercn chef, A ce jusqu’à ce qu’il enait été autrement ordonné parle Roi. ^
La même Ordonnance a lieu non-seulcment à l’égard des Maréchauxde France, ALieutenans-Générauxen ses Armées, mais encore à l’é-gard des postes inférieurs, en fortequ’un corps ou un commandement deTrouppes qu’elle a confié à unefeule personne, ne peut. jamais fansses ordres, tomber entre les mainsde plusieurs.
Tout brigadier d’Infanterie, Ca-vallerie A Dragons, qui a Lettresde Service, & pouvoir d’exercerles fonctions de ladite charge,com-mande à tous Colonels & Mestres-de-Camp François & Etrangers ; &lorsque des Brigadiers d’Infanterie,Cavallerie, A Dragons, fe trou-vent ensemble avec Lettres de Ser-vice, fi c’est dans une Ville fer-mée, celui d’Infanterie commandepréférablement à celui de Cavalle-rie ou de Dragons ; si c’est dansun lieu ouvert A en campagne, leBrigadier de Cavallerie commandepréférablement à celui d’Infanterie.Pour les Brigadiers de Cavallerie Ade Dragons, par la même Ordon-nance dit 30. Juillet 169;. celui quia le pas fur l’autre commandefans difficulté.
Les grandes entreprises, dit Wal-stein dans l’Histoire de Louis XIII.ne peuvent guéres réussir que fousla conduite d’un seul homme : ceraisonnement est véritable.
Les Romains fe trouvèrent tou-jours mal d’avoir partagé le com-mandement de leurs armées. Ils neconnurent jamais que l’ur.ité Al’in-dépendance du Chef dans une Ar-mée étoit le plus grand de tous lesavantages. Plusieurs Batailles per-dues, comme celles de Trebie, deThrasimene, fous deux Dictateurs
ou deux Consuls, ne leur servirentpas de leçon pour l’avenir. LesAthéniens faifoient encore pis dansle partage du commandement deleurs Armées. Ils élifoient dix Gé-néraux, A chacun commandoit àson tour. On en vit tout autant àla Bataille de Marathon au rapportde Plutarque.
Les Cardinaux de Richelieu A deMazarin eurent aussi prèfquc tou-jours la maxime de partager le com-mandement des Armées. Ilsavoient toujours , dit M. le Che-valier Folard, un JEmilius A unVarro , à la tête des Armées. Ce-lui-ci étoit dans la faveur, leurAmi, leur Parent, ou leur Adula-teur .... Brezé, Chatillon,A tant d'alitres en font une bonnepreuve .... Cette politiquedyra encore quelque teins fous lerégne de Louis XIV. Le Maréchalde la Ferté n’étoit pas un hommeà être donné pour Celleguc augrand Turcnne.
Le Roi ouvrit les yeux, A lecommandement alternatif disparutpour faire place à celui d’un seul, Aalors les affaires de la guerre pri-rent toute une autre face. On re-connut par les effets que l’unité duChef étoit un avantage inestimabledans une Armée, A ç’a été, selonP Auteur ci-deífus cité, une circon-stance la plus favorable à la Francecontre ses Ennemis.
Non-feulement le Général, dit-il,doit être seul à la tête d’une Armée,A son pouvoir fans bornes, commechez les Turcs, mais il doit êtreencore indépendant des ordres d’unMinistre, comme M. de Turenne,qui feut feíoiier un joug, dont ungrand Capitaine doit être toujoursexempt. Mais le plus grand de tousles avantages est celui d’un Roi à latête de son Armée. C’est-ce quenous éprouvons dans la guerre pré-sente. Les Campagnes brillantesde Louis XIV. A toutes celles de
ses