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Tome I.
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609-610
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ses Prédécesseurs , n’ont rien quiapprochent de celle de Louis XV.La Victoire de Fontenoy, la Con-quête de toute la Flandre, & celadans l’espace de quatre mois, fontdûs à la présence du Roi, commeà la valeur de ses Trouppes. Etferont un des beaux morceaux deson Histoire.

II n’en est pas de même des Gé-néraux , dont le pouvoir est lié &partagé par les ordres des Princes,ou de leurs Ministres, & qui nepeuvent agir, ni rien faire par eux-mêmes, comme des autres qui com-mandent seuls, & auxquels il estpermis de faire à leur volonté &selon qu’il leur plaît.

Tite-Live, en faisant le parallèled’Alexandre le Grand avec les Ca-pitaines Romaines , qu’il auroittrouvés dans son chemin, si l’envielui eût pris de tourner ses armes enItalie dit en parlant des Généraux,dont le pouvoir est partagé : il n’enest pas ainsi des Rois : non-seule-ment ils ne connoissent point tousces obstacles ; mais ils sont maîtresdes tems & des événemens. Loind’être obligés de suivre une impres-sion étrangère, ils donnent le mou-vement & le branle à tout. Dominirerum temporumque, trabunt ConsiliiseunEla , nm sequuntur.

Enfin l’indépendance, dit Amelotde la Houssaie, dans ses RéflexionsPolitiques fur Tacite, est un grandavantage dans un Général d’Armée,pour Pexécution des grandes choses.Germanicus auroit achevé de sub-juguer toute P Allemagne, si Tibè-re n’eût pas été jaloux de fa gloire.Le Duc d’Albe auroit pris Rome &le Pape Paul IV. si Philippe II. sonMaître eût été de l’hmneur de Char-les Quint. Le Comte de Rantzau,depuis Maréchal de France, auroitinfailliblement surpris la Citadellede Gand, comme vient de faire lemois de Juillet 174;, M. le. Comtede Lowendald, L la vérité, sous lesDiEliennairt Mi lit.

yeux du Roi, & par l’ordre de M.le Maréchal Comte de Saxe, si M.Desnoiers, qui gouvernoit tout sousl’autorité du Cardinal de Richelieu,eût voulu seconder cette entreprise :au-lieu qu’il la fit échouer. LeMaréchal de la Motte Houdancourtauroit amené le Roi d’Espagne pri-sonnier à Paris, si la Régence n’eûtpas été entre les mains de fa saur,qui préféra en cette rencontre lesintérêts de son frere à ceux deson fils.

COMMANDEMENTduRé-

giment Royal-Artillerie. Par uneOrdonnance du ;. Février 1720.lorsque les Bataillons de ce Régi-ment se rencontrent, ils n’ont d’au-tre rang entr’eux que celui de l’an-cienneté du Lieutenant Colonel, &les Officiers dans les Détachemen.scommandent entr’eux, suivant Pan-cienneté de leurs Commissions; &avec les autres Régimens , ils sui-vent le rang du Régiment.

Le plus ancien Major fait la char-ge de Major de Brigade, quandmême son Bataillon ne seroit pas lepremier. Si un des Licutenans-Colonels est absent, le Bataillon nelaisse pas de prendre son rang, fui*vaut Pancienneté du Licutenant-Coloncl, & le prémier Capitaineen prend le commandement aux or-dres pour le service de Lieutenant-Colonel le plus ancien qui setrouve présent.

Comme les Lieutenans-Colonelsde ce Régiment commandent en-tr’eux, suivant leur ancienneté decommission, si les Lieutenans-Co-lonels sont absens, P ancien Capi-taine commande le tout, quandbie»même le Bataillon dont il seroit, nemarcheroit pas le prémier.

COMMANDEMENT entreles Officiers deCavallcrie & de Dra-gons. Suivant l’Ordonnance du 90.Juillet 1695. tout Colonel, ou Me-stre-de-Camp de Cavalievie ou deDragons, commande par tout ouU >1