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C O T E' à travers : mettre leVaiilèau côté à travers , 011 mettrede travers, c’est virer le bord, &présenter le côté au vent. Dans ungros teins qui ne permet pas de por-ter à route, on n’appareille que lagrande voile & l’artimon, & onporte le Gouvernail du cote qui estfous le vent, mettant le vaisseaucôté â travers, le laissant aller à ladérive, selon le cours du vent oudes marées, ou selon le mouve-ment des courans. Dans un para-ge dangereux où l’on veut jetter lafonde, on met aussi côté d traverspour avoir loisir de sonder.
COTES ou membres de Mari-ne : ce font les pièces d’ un Vais-seau , qui font jointes à la quille &qui montent jufqu’au plat-bord. .
C O TI E R S : Pilotes Cotiers :ce font ceux qui ont une grandeconnoissance des Cotes, des Rades,des Ports & des Rivages. On leura donné ce nom pour les distinguerde ceux qui gouvernent les Vaisse-aux en pleine mer, en prenant lahauteur des astres, & qu’on appellePilotes Hauturiers.
COTONS, ce font des piècesde bois, dont on fe sert à fortifierun mât, auquel on les joint étroi-tement.
COTTE d’Armes. Cet orne-ment étoit une efpéce de Tuniquefans manches, semblable à peu prèsà celle de nos Diacres quand ils of-ficient. Les François prirent cevètertient fur leurs armes quand ilsrétablirent dans les Gaules, à l’imi-tation des Gaulois. Mais il n’yavoit guéres que les Princes, & lesChevaliers, qui portoient la cotted’armes , ce Privilège fut ensuiteaccordé à de jeunes Seigneurs, quin’avoient pas encore la qualité deChevalier. Les cottes d’armesétoient pour ['ordinaire d’étoffe pré-cieuse, comme de toile d’or ou d’ar-gent, ou d'écarlate, de menu vair,de petit-gris, de Martes Zibelines,
ou d’autrcs pannes ou fourrures ra-res. C’étoit par la cotte d’armes,que les Chevaliers assectoient le plusde faire paraître leur magnificence,soit dans les Tournois, soit dansles Armées. Les Princes furentquelquefois obligés, comme Philip-pe Auguste, de faire des Ordonnan-ces pour modérer la dépense, qui scfaifoit par la noblesse sur ce point.S. Louis imita son exemple. Lescottes d’armes des Princes & desChevaliers étoient ornées de leursarmes, ou des pièces principales deleurs armes quand les armoiries fu-rent instituées. C’est depuis cetteinstitution que nos Rois portoientleurs cottes d’armes fleurdelifées.Les Princes & Seigneurs du Sangles portoient de même. L’usagedes cottes d’armes ne s’abolit pointtout d’un coup, mais peu à peu.Les Compagnies d’Ordonnance fai-tes par Charles VII. donnèrent lieu3 ce changement. La cotte d’ar-mes est demeurée aux Hérauts d’ar-mes , & aux Gardes de la Manche,qui font ornés d’une cotte d’armesà fond blanc, semée de fleurs de lisd’or, & devise du Roi surbrodéeen plein, d’or & d’argent.
COTTE de Maille. La cottede Maille, que les Romains appel-1 oient hamàtus Torax, étoit unemaniéré de jaquette d’Acier, faited’annelets, ou de mailles serrées &entrelacées les unes dans les autres,dont fe cotivroicnt leurs Gendar-mes contre les flèches, les dards& épées.
Les Chevaux - Légers fous LouisXI. s’en faifoient des braflarts &des gantelets, & en garnissoient ledéfaut de leurs armes.
* COTTE Saladine, voyez
S A I. A D I N E.
COUBAIS: c’est un Bâtimentdu Japon, qui ne sert qu’à navi-guer dans les eaux internes, où ily a environ quarante hommes à ra-mer, qui le font avancer avec bcau-Z 3 coup