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coup de vitesse. U est embelli dedivers ornemens , qui le rendentfort agre'able aux yeux. II y a unechambre k Pavant qui s’ëléve au-dessus du Bâtiment, Óc qui sonneconnue un petit gaillard.
* C O U C HIS , on donne cejïom aux poutres, à la terre & aúpa\ë qui íont le dessus d’un Pont;mais particulièrementau table qu’onmet fous le pave.
C 0 U D E d’une éqiierre, c’ estce qui fait un angle ou un retourpar les Lignes droites. Coude d’unerivière, c’est la iimioíìté qui s’ytrouve Óc qui va en serpentant.
4 CO U D E' E mesure : c’ est('espace contenu entre l’cndroit oùle bras fe plie, qu’on appelle cou-de, Óc P extrémité du plus granddoigt de la main. La coudée est lapins ancienne de toutes les mesures.Les Hébreux, les Babyloniens, lesGrecs, óc les Romains s’en fer-voient ; mais la me'sure de ces cou-dées n’est pas bien déterminée , cequi répand beaucoup d’obscuritédans les écrits des Anciens. La plusgrande, qui est la coudée géométri-que, étoit de deux pieds deux pou-ces de Roi ; on croît que c’étoitlacoudée des Hébreux ; la moïenneavoit un pied dix pouces, Óc la pluspetite un pied cinq pouces.
* COUDELA'i'E, c’est le nomde certaines pièces de bois k Pu saged’un Vaisseau, qui ont plus d’épais-seur aux extrémités qu’au milieu.
* C O U D R A N, c’est une espè-ce de goudron, ou plutôt un mé-lange de plulìcurs ingrédiens queles Bateliers de la Seine emploientpour faire durer long-teins leurscordes.
COUETS en terme dc Marinefont quatre grosses cordes, dont ily en a deux amarécs aux deux pointsd’en-bas de la grande voile, óc lesdeux autres aux deux points d’en-bas de la misaine. Les écoutes fontamarées à ces mimes points, óc les
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Coiiets s’am-rent vers Barrière:mais les Coiiets font beaucoup plusgros que les écoutes.
Quand on veut porter une de cesdeux voiles de P un des bords duVaisseau, fur l’autre bord, selonque le vent change ou que l’on veutchanger de bordee, 011 largue, ouon lâche les écoutes, & on hale furles Coiiets, c’est-k-dire, on les ban-de , pour ramener la voile fur l’au-tre bord, & lui faire prendre le vent.
La manauvtc des Coiiets s’appelleamarer, & lorsque la voile est ap-pareillée & qu’elle prend 1e vent,les Coiiets, qui la tiennent eu état,font dans leurs armures vers Pa-vant , tandis que les écoutes fontatnarées vers Barrière. Mais la ma-nœuvre des Coiiets est bien différen-te de celle des écoutes : car desdeux Coiiets Óc des deux écoutes quifont au vent, les Coiiets font halez,óc les écoutes larguées : &au con-traire des deux Coiiets óc des deuxécoutes, qui font fous le vent, lesCoiiets font larguez, óc les écouteshalées. Halez avant fur les Cr/ùets,halez arriére fur les écoutes : c’est-à-dire, bandes les coiiets vers laproue, & les écoutes vers la poupe.
COUILLARD: c’est un vieuxterme de Marine, qui signifie lepoint d’cn-bas d’une voile. On ap-pelloit aussi autrefois CoiiiUards despierriers, ou anciennes machinesde guerre, dont on fe fervoit pourjetter des pierres.
COULAGE: c’est la perte oula consommation qui se fait de tou-tes les liqueurs qui composent lacharge du Vaisseau : on dit Mar-chandises sujettes k coulage.
C O U L E'E : c’est Pévidure qu’ily a depuis le gros d’un Vaisseau,jusqu’ k P e'tambord ; ou bien l’a-doucissement qui se fait au bas duVaisseau, entre le genou & la quil-le , asm que le plat de la varanguene paroisse pas tant, óc qu’il ailleen être cessant infailliblement.
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