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pays plus que dans aucun autre,qu’ott doit en avoir au-delà de cequ’il en faut.
Philippe de Mace'doine trouvantla conjoncture favorable, & des Gé-néraux incapables de pénétrer sondessein, fe jetta dans les montagnesde f berme, surprit cette Ville, labrûla, & ravagea tout le pays ens’en retournant, & embrassa undessein, dont le but étoit solide &avantageux. Son expédition, ou soninvasion dans la Laconie avoitpour fin la ruine du pays de La-cédémone.
On ne peut pas dire la mêmechose de l’expédition de Charles Gu-stave dans la Pologne. 11 la traver-sa d’un bout à l’autre à la tête d’u-ne belle armée. Rien de plus bril-lant que ce qu’il fit. II remportaplusieurs grands avantages, & gagnamême une bataille près de Warfo-vie. Perpétuellement suivi de sen-ti emi dans toutes ses courses, qu’ar-riva-t-il ? II entra dans la Pologneà la tête d’une armée nombreuse, &sortit très-débifé, dit M. le Cheva-lier Foiard, & réduit à rien, fansavoir gagné un pouce de terre dansun pays, où il n’y à aucune placeforte, que dans des lieux, où ledéfaut des vivres, & des Magasinsnous rend les sièges impossibles, âces Places ne pouvant être soute-nues, nous deviennent entièrementinutiles pour être trop éloignéesde nous.
Charles XII. éprouva la mêmechose, & fut plus malheureux queCharles Gustave. Toute son ar-mée périt dans ce pays, & à l’én-trée de la Moscovie. Montccuculline fut jamais porté pour les courses& le ravage des frontières des en-nemis. La guerre, dit-il, ne con-siste pas à dérober quatre Cha-meaux, ou a brûler une paillasse,on renverse l’ordre des choses,quand de l’accessoire, on en faitle principal.
COURSIE, terme de marine,est un intervalle, ou passage larged’un pied tk demi, qui régne dansune galere, de proue à poupe, en-tre les bancs de main droite, & ceuxde main gauche.
C O U R SI F. R : Canon de cour-sier est un canon de 33. à 34. livresde balle, qui est logé fur Pavant dela Galère, pour tirer par dessus l’é-peron d’un Vaisseau.
* CO U R SIE'RE, c’est le nomd’un Pont mobile, qui sert dans uncombat de mer, pour la communi-cation des parties d’un Vaisseau.
COURTIERS c’est celui,quis’entremet pour faire faire desventes, & des prêts d’argenf,ce quia été établi en titre d’Ostìce en plu-sieurs endroits. 11 y a des Cour-tiers , ou des Agens de change, desCourtiers de Marine, & divers au-tres, chaque Corps de Marchandsayant les siens.
COURTINE, est la partied’une enceinte comprise entre deuxflancs, qui sont opposés. Etantl’endroit le mieux flanqué d’une pla-ce, les Assiégeons ne s’aviscnt pasd’y attacher le Mineur, & d’y con-duire leur attaque.
COURVETTE en terme demarine est une espèce de barquelongue, qui n’a qu’un mât, & unpetit trinquet, & qui va à voiles,& à rames. Les courgettes sont fré-quentes à Calais, éc à Dunkerque:& d’ordinaire il y en a à la fuite,d’une Armée navale pour aller à ladécouverte, & pour porter desnouvelles.
* COUSSIN, enfermes d’Ar-tillerie, c’est un billot de bois quise pose au derriere de Paflut poursoutenir la culasse du Canon.
COUSSINET à Mousquetai-re : le Soldat portoit autrefois uncoussinet sous fa bandoulière à l’en-droit où l’on porte le mousquet.II y a aussi des fourchettes pour lesoutenir. C’est aussi une espèce de,-
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