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Ordinairement il est orne' <ie Tri-tons en Sculpture, de Satyres, oude Lions rempans, qui soutiennentles armes du Navire, ou de l’état,ou celles du Propriétaire. Le toutest ouvragé à jour, afin d’être moinsexposé à la force du vent. L’ou-vrage doit être en faillie à chaquecôté, <4 y être supporté par les ter-mes, en forte, qu’il en couvre tou-te la tête ; on a coutume d’y em-ployer du bois de sapin rouge, depoutres de Stolpe sciées : <4 quel-quefois on se sert de vieux mâts, &de vieilles vergues, qu’on assemblebien avec des chevilles. Les An-glois font tomber le couronnement,& l’ouvrage de barrière en dehors ;mais les Hollandois le tiennentplus droit.
Le couronnement du Vaisseau decent trente-quatre pieds de long del’estrave à Pétambord, doit avoirtrois pieds six pouces de large, <4cinq pouces d’épais. Au-dessus ducouronnement, qui sert à s’appuyer,il y a encore une piéce de Sculptureen arc avec un Dauphin, ou quel-qu’autrc ornement.
COURS <4 course, est lemouvement, le sillage, & la routed’un vaisseau.
COURS, faire le cours : c’estctre en Mer avec des Vaisseaux ar-més en Guerre, pour combattre lesCorsaires, ou les Ennemis, & en-lever les Vaisseaux Marchands. LesDunquerquois <4 les Malouins fonttrès-experts, ou s’entendent bien àfaire le cours, comme on le voltdans la présente Guerre. II n’estpermis en Hollande à aucuns Vais-seaux d’aller faire la Guerre, où d’al-ler en course, sans une commissionparticulière de l’Amiral Général, &fans qu’on ait prêté le serment de-vant un des Collèges de P Amirauté,donné caution, & pris font attachedu Lieutenant Amiral du quartierd’où l’on fait voiles.
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COURSES & invasions.Les courses & les invasions, dit leCommentateur de Polybc, peuventerre glorieuses & utiles, lorsque lesArmées font en campagne, parceque toutes les places de la secondeligne sont dégarnies,.& celles de laprémiere qui font les plus éloignéesde l’endroit où font les armées, nele font guéres moins. C’est-là leteins le plus favorable, & il y a desCamps , qui nous mettent en étatde tenter ces fortes d’entreprifes,qui échouent très-rarement, maisil faut un grand art pour les faireréussir, & des gens hardis & capablesde l’exécution.
On peut avoir plusieurs desseins :mais les plus utiles font de porterau loin les contributions, fans lesaccompagner de la ruine de pays, <4de surprendre quelque bonne Place.Un posté avantageux nous mene-là, ou lorsque P ennemi se trouveengagé dans quelque liège. On en-treprend ces fortes de choses avecde grands inénagemens, <4 des pré-paratifs convenables, un corps deCavallerie considérable, tous lesDragons, <4 les Grenadiers de tou-te une armée, fans autres équipa-ges que leurs tentes, rien de super-flu, & du biscuit pour plusieursjours, quelques pièces de Canonde campagne, six de seize livres deballe, pour s’en servir dans Pocca-sion, c4 quelques Pontons, le toutavec un double attelage pour faireplus de diligence , <4 plusieurs cha-riots charges d’échelles.
Lorsque toute une armée marcheà ces fortes d’expéditions, on mènepeu de Canons <4 l’on se sert des che-vaux des petites pièces pour dou-bler l’attelage des grosses. On nemarchera qu’avec les menus baga-ges , c4 l’on fera bien attention quelorfqu’on entreprend dans un paysde montagnes, il faut avoir des vi-vres pour plusieurs jours, <4 c’estparticulièrement dans ces fortes de
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