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Tome I.
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CRI C R O

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de fer pour lever la crémaillère, &le crochet de fer pour l’arrêter.

CRIMES, ou pe'lits mi-litaires. Nous avons desOrdonnances de François I. & defer Successeurs, qui ordonnent lapunition des Délits Militaires. El-les ont été renouvellées par LouisXIV. & par Louis XV. Ces DélitsMilitaires font amplement détaillésdans le Code militaire Tom. II.pag. 6. & ftiiv.

Au mot de Discipline, je parlede celle des Romains, des Gaulois,des premiers François, & des chan-gemens qu’on y a faits dans les dif-férens teins de la Monarchie jus-ques à présent, on y voit aulfi lesditlerentes sortes de chátimens, donton ufoit envers les Soldats coupa-bles, mais je n’ai que fuccintementexpliqué ces différentes sortes dechátimens. Entrons ici dans le dé-tail des crimes des Soldats.

La connoiffance des crimes quifont commis par les gens de guerre,soit Officiers ou Soldats envers leshabitans des lieux où ils font engarnison, ou attires Sujets de SaMajeílé, appartient aux Juges deslieux, lesquels pourtant font tenusd’appeller le Prévôt des Bandes, oucelui du Régiment, & au défaut deceux-ci, le Major, ou l’aide-Majorou le Commandant du Bataillon,polir assister à l’instrilction c Sc au ju-gement du Procès.

La connoiffance des crimes deSoldat appartient aux Officiers desTrouppes ; & s’il arrivoit que les

Juges des lieux, se fussent shisi duSoldat qui a commis un crime, dontla connoiffance appartient aux Offi-ciers il n’est pas permis à ceux-ci deretirer le Soldat de prison, mais ilsdoivent faire leur réquisition au Ju-ge de le remettre, & en cas de re-fus se pourvoir vers Sa Majesté.

I otites les Ordonnances qui régar-dent les Gens de guerre, font com-munes entre l’Infanterie, Cavallerie,Dichonn.urs Milit.

ôt les Dragons, d- c’est feulementpour abréger qu’on met le motde Soldat, fans ajouter, Cavalier,ou Dragon.

Les Soldats font des fautes consi-dérables, qui ne patient pas pourcrimes, mais qui pourtant méritentun châtiment autre que la simpleprison ; telles font de s’endorniiren faction, de voler leurs camara-des dans la chambre, de vendreleurs bardes & équipages, & biend’autres choses de cette nature, pourlesquelles on les châtie ordinaire-ment par les verges, le cheval debois, ou le piquet. Si c’est dansune garnison, on ne peut leur fairesouffrir ces fortes de punitions, quedu consentement du Gouverneur dela Place, ou du Commandant duCorps ; ôt à l’armée on s’adreífeau Colonel, ou à celui qui com-mande le Bataillon.

II y a contre les blasphémateursune Ordonnance qui les condamneà être remis entre les mains du Pré-vôt pour leur faire percer la langued’un fer chaud. Cette Ordonnanceest du 20. Mai 1686. Le crime leplus ordinaire des Soldats, & celuiqui fait le plus souvent assembler leConseil de Guerre est la désertion.Comme au mot de Déserteur j’cn aisuffisamment parlé, j’y renvoisle Lecteur.

* CRI NIE'RE, outre que cemot signifie le crin ou le poil queles chevaux & les Lions ont le longdu Cou; on nomme aussi Crinièrela partie d’un caparaçon qui couvrele cou des chevaux.

C RI QJJ E : c’est une efpéce depetit port, fait fans aucun art, lelong des côtes, où les petits bâti-ments trouvent retraite pendantla tempête.

* CROATE S: ce font des mili-ciens originaires de la Croatie, Ro-yaume situé entre la Hongrie,l’Efclavonie , la Dalmatie, le Golfede Venise <& la Carniole. Ils sont

A a bons