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ce furent instituées, & les Gentils-hommes Fiertés difpenfe's d’ame-ner leurs Vastaux au service. Lecri de guerre de nos Armées étoitMontjoie S. Denys ; S. Jacquetétoit celui de» Castillans : S. Georgecelui des Anglois : S. Malo, ouS. Yves celui des Ducs de Bretagne ;S. Lambert celui des Liégeois. Etainsi des autres.
Outre ce cri commun ìi toute unenation, les Seigneurs, & de certai-nes familles en avoient, qui leurctoient propres. Plusieurs de cesNobles & anciennes maisons, com-me les Montmorencis, & les Beau-fremonts, ont conservé ces criscT armes, en maniéré de devises dansles écus de leurs armes. Du teinsd’Henri IV. les Espagnols crioientencore dans les combats : Espagne.
On observe à présent un grandsilence dans les Armées, quand el-les font fur le point d’en venir auxmains. Chacun est attentif aux or-dres des Officiers, les subalternes àceux des Généraux, les Soldats àceux des subalternes. Qn n'entendque le bruit des Tambours, desTymbales, & des Trompettes, au-quel, quand l’attaque commence, sejoint celui de P Artillerie, & desaiìtres armes à feu.
Mais quand on monte à Partant,ou qu’un Bataillon marche pourcharger celui, qui lui est opposé,ou qu’un Escadron en attaque unautre, on crie : Tu'c Tu'c > lesEspagnols en pareille occasioncrient : A mat.
* CRI, terme de Blason. C’estun ou plusieurs mots, en forme dçdevise, qu'on place ordinairementau cimier des armes. Comme cesmots étoient anciennement fur lesbannières, c’étoit dans les batailles,le cri de ceux qui suivoient unebannière. L’ancien cri des Rois deFrance, étoit Montjoie stint Denis.Dans les Tournois les Hérauts d’ar-mes faisoient aurtî le cri des Che-valiers, qui entroient en lice.
CRIBLE. Tout le monde con-noít le crible, qui est une maniéréde tamis, ayant un cercle de boisau tour, & une peau de parche-min entiereinent percée par destrous ronds, ou de différentes figures.
CRIBLER est percer. Unvaisseau criblé par ses fonds, est unvaisleau, qui a les «uvres vivespercées par des trous de vers. Ondit aussi qu’un vaisleau est criblé,quand il est percé de coups de canon.
CRIC ; c’est un instrument demécanique composée dame rouédentelée, qui se tourne avec unemanivelle , & qui donne le mouve-ment à une barre de fer denteléeaussi. On se sert du Cric pour levertoutes fortes de fardeaux.
C RI K. De toutes les machines,dont on se sert pour lever de grosfardeaux le crik est une des mieuximaginée, car un seul homme peut'haussier un fardeau, ce que six 11epourroient quelquefois pas faire.On s’en sert aux caroslés, aux cha-riots , & en bien d autres occasions,mais il est plus spécialement atta-che à PArtillerie.
Le crik est pour l’ordinaire unepièce de bois, ou arbre, haut de z.pieds, & épais de 4. pouces fur &.dans lequel est enchaslé une cré-maillère , qui par le moyen d’unemanivelle fort & rentre pour Ira lis-ser le fardeau, ou pour le remettreen son repos.
Cette crémaillère est longue de 2.pieds 8- pouces. La gorge qui estde fer au haut de la crémaillère a1. pouce 6 . lignes, le vuide de lagorge 3. pouces 6 . lignes, la sailliedu crochet au bas de la crémaillèrea 3. pouces. 11 est frété de deuxfrétés par en-haut de l’épais-seur de 2. lignes, de la hauteur deig. lignes j & d’tme en-bas de mê-me qualité. II y une plaque de ferfous le pied, & 13. pitons, ou poin-tes de fer. U y a une manivelle