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ennemis 6 c même dans la Place quel'on assiège.
On peut aussi se servir de cesCruches dans les Combats sur mer,lorsqu’on vient à sabordage, enles remplissant de pluie de feu, &de poudre dans les interlìices ; Lapoudre dispersant ces baies de feu,elles enflammeront toutes les par-ties du Vaisseau où elles Rattache-ront. Les pots doivent être de lagrandeur q’il convient pour les lan-cer à la main.
La cruche à feu, selon M. Frezierest une des meilleures espèces d’ar-tifire, & des plus sûres pour incom-moder TEnnemi ; mais dont on nefait guères usage, ne pouvant êtrejettée avec le Mortier à cause de safragilité. II donne dans l'on Trai-té fur les Feux d’artiíice le desseind’une espèce de baliste avec laquel-le on pourra en jetter à une grandedistance, & même jusques dans lestravaux des Ennemis. Nous y ren-voïons les curieux.
Lorsque les Cruches n’ont pointd’anse ou peut coller la mèche des-sus avec du Mastic ou de la poix.
* C R Y P "f E. Les anciens appel-1 oient cryptes des lieux souterrains,des chambres des grottes 6 c deschapelles construites fous terre6 c voûtées.
CUBE : c’est un corps soudé,régulier que l’on appelle autrementHexaèdre, parte qu’il est composéde lix faces quarrées, qu’il a éga-les, ainli que ses angles. Le nom-bre cube est celui, qui est multi-plié deux fois, l’un par fa racine& l’autre par son produit. On scsert quelquefois de cubes pour me-surer les bois & bordages, parceque le cube est un corps, dont lalongueur, la largeur, la profon-deur, ou l’épaisseur font égales.
CUEILLE en terme de mari-ne est un des lez, ou des bandes detoiles, qui composent une voile.On dit, cette voile a quinze cueillis.
* CUEILLIE ; Trait de laplâtre par lequel les Maçons com-mencent pour dresser un enduit.La cueillie fer t aussi à former lesangles. Cueillir dans le même lan-gage signifie faire une cueillie. Ondit cueillir une fenêtre en plâtre.
CUILLER de pompe : c’estun instrument de fer acéré 6 c cou-pant , dont on sc sert pour creuserles pompes ; fa queue, qui sc nom-me T las est de fer , & c’est le plusgrand de deux outils, qu’on em-ployé à cet ouvrage. Cuillers pourle Canon : ce sont des feuilles decuivre arrondies, 6 c ouvertes autiers. Elles sont de différentesgrosseurs, 6 c fervent à retirer lagargousse de dedans un Canon.
CUILLER à Canon : c’estune cuiller de fer, qui sert à fon-dre le soufre, 6 c ì, le jetter dansle Canon. Cuiller à b rai, elle estde fer 6 c fort grande, on s’en sertà prendre le brai chaud dans le pot.
CUIRASSE ; Par une Ordon-nance du i. Février 1703. les Of-ficiers de Gendarmerie & de Caval-lerie sont obligés de porter des cui-rasses à l’épreuve au moins du pi-stolet , & par une autre du 2g. Mai1733. ía Gendarmerie 6 c la Cavalle-rie doivent être cuirassées, & pla-stronnées, éemêmeentems de paix,pour être accoutumées à Tissage desarmes défensives en tems de guerre :cette même Ordonnance confirmecelle de 1703. qui oblige les Offi-ciers tant de Gendarmerie, que deCavallerie d’être cuirassés. Dansles revues, les Brigadiers , Gen-darmes, Chevaux-Légers & Cava-liers, excepté les Hussars, ne peu-vent passer en revue fans être pla-stronnés, ôc ils doivent porter leurscuirasses dans tous les exercices, re-vues, & marches.
CUIRASSES légéres pour laCavallerie fans pots : elles sont demême longueur 6 c grosseur que lesarmes à T épreuve. Le devant est àl’épreu-