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Tome I.
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réprouve de mousqueton. Le der-rière est léger grisé, & doublé detoile garnie d’écailles, de serge demoues, bleue, rouge, & d’un ga-lon d’or ou d’argent faux, & pésantle derrière <L le devant ensemble njj,ii$>, & jusqu’à iao. livres.

La cuirasse a été une arme défen-sive en usage chez tous les anciensPeuples. Les Soldats de la miliceRomaine fe firent d’abord des gar-de-cceurs, ou des plastrons de cuirsépais, qui n’avoit pas encore étéreparte. De corio crudo peSloraliafaciebant : dit Varron. On leur enfit depuis de fer ou d’airain, maistoutes ces demi - cuirasses n’avoientété inventées , que pour les em-pêcher de tourner le dos dans lecombat.

Les Chefs fe fervoient de corce-lets de cuir doré, qui les cou-vroient de tous côtés. Les uns Lesportoient de maille, tories harnais;les autres en avoient ou de fer, oud’airain, que l’on ne peut mieuxcomparer qu’aux écailles de pois-son : loricee j'quamtnee.

11 n’y avoit que les Hastaires, lesPrinces, & les Triaires de toutel’infanterie Romaine, qui fusl'entarmés de casques, de cuirasses, &de rondaches. Les Velites, dontles uns e'toient frondeurs, & les au-tres Archers, n’étoient que légère-ment armés, c’est-à-dire, d une ron-dache, & d’un casque de cuir.

La Cavallerie se divisait en Che-vaux-Légers, levis armature , & enGendarmes, qu’on appeiloit Equi-tés cataphraEii , parce qu’ils étoientarmés depuis la tête jusqu’aux pieds,& qu’ils montoient des chevaux bar-dés , & caparaçonnés, à la façon dela Cavallerie des Parthes, de quil’armemcnt est décrit dans Suidasen cette maniéré. Lorica Parthiequitis efl talis : prior ejus parspe-crus, if femora, if manus extremaif crura tegit , pqjìerior tergum ífcervicem if caput totum. Voilà la

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véritable peinture de nos anciennescuirasses, casques, bralsarts, gan-telets, âc taísettes. Les Romainsarmèrent une partie de leur Caval-lerie de pied en cap, à l imitationdes Grecs. Les François en avoientconservé susage.

Les cuirassés que l’on fait aujour-d’hui font à l’épreuve du mousquet& du pistolet, & les Officiers enportent dans les occasions les pluspérilleuses.

CUIRASSIERS sont des Ca-valiers armés de cuirasse, qui for-ment un Régiment. 11 y a en Al-lemagne plusieurs Régimens de Cui-rassiers , qui partent pour être le»meilleuresTrouppes de l'Empereur.

CUIRS verds: ce font certainscuirs, qui ne font point apprêtés,& qui fe mettent fur les écoutillesde la sainte Barbe, de crainte du feu :on en couvre aussi les hunes.

CUISINE d’un Vaisseau: dansles Navires de Guerre, la Cuisineest ordinairement au fond de cale,par le travers du Vaisseau, & danslês Vaisseaux Marchands on la pla-ce fous les prémiers ponts vers Bar-rière, & quelquefois elle se trouveen partie dans un révérs, qui estau-deslus des fesses de certains Bâti-niens. Quelquefois aussi est-elle aumilieu du Vaisseau , & le foïer enest vers Barrière. On la place en-core dans le Château d’avant, à l’undes côtés, ou au milieu contre lefronteau, óc comme chacun de ce»endroits apporte quelque commodi-té : on ne fçauroit déterminer le-quel est le plus propre pour la Cui-sine : desorte que chacun peut sesatisfaire là-dertiis, & la placer se-lon ses vúës particulières.

II est bon que la plus grande par-tie de la Cuisine soit garnie de cui-vre, dont les pièces soient bien join-tes , quelquefois même on les gar-nit toutes entieres. La cheminéedoit être de maçonnerie. Dans unVaisseau de cent trente-quatre piedsA a 3 de