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* D E'C IN T R OI R, c’est un mar-teau k deux taillans à Pusage desMaçons.
* DE CLIC C’est le nomd’une machine qui sert k enfoncerdes pieux. On la monte entre deuxpièces de bois, pour la faire tom-ber avec une corde. C’est uneéspéce de mouton.
DECLINAISON est la va-riation de l’aiguille aimantée quandelle ne fe tourne pas précisémentvers le Nord. La déclinaison vajusqu’h vingt-deux degrés & demifur le grand banc. Les Françoisont mis le premier Méridien k l’íslede Corvo qui est la derniere desAçores, k cause que l’aiguille n’y apoint de déclinaison.
DECLINAISON du Soleil& des Astres, lignifie la mesure del’éloignement de PEquateur ou l’E-cliptique ; ainsi on dit qu’on peutfçavoir chaque jour la déclinaisondu Soleil, pour dire qu’on peut sça-voir de combien de degrés le Soleilest éloigné de PEquateur.
DECLINER, lé dit du Soleil,ou de quelqu’autre Astre, quand ils’éloigne de PEquateur en deçà ouen delà. Décliner se dit auíïi dePaiguille de la bouslole, quand netendant pas au point du Nord, elles’écarte k droite 011 k gauche. L’ai-guille décline de tant de degrés.L’aimant ne décline pas toujoursd’une même forte en un même en-droit de la terre.
D E'C O L L E M E N T, faire undécollement k un tenon, c’est encouper une partie pour faire qu’é-tant moins large on ne voye pas lamortaise qui demeure cachée parPendroit où le décollement k été fait.
D E'C OMBRES, ce sont desvuidanges d’un attelier de constru-ction, tout ce qu’on coupe du boisd’ouvrage & qui est inutile, commeles coupeaux & autres choses.
* DECOMBRES. On appel-le décombres d’un bâtiment, les ma-
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teriaux brisés qui demeurent aprèsqu’il est démoli.
DECOMPTE, c’est ce qu’onpaye aux Officiers comme aux Sol-dats fur la retenue de leur paye.Le Major fait le décompte aux Offi-ciers , & le Capitaine aux Soldats.
DECOUDRE en terme de Ma-rine, c’est déclouer quelques piècesde bordage ou de serrage, ce quise fait pour voir ce qu’il peut yavoir de défectueux sous ces pièces.
DECOUVERTE: aller k ladécouverte : en Garnison, c’est al-ler environ k une lieue de la Place,pour voir ce qui se passe dans lacampagne, & y arrêter tout ce quiparoît suspect, soit Espions ou par-tis ennemis , si 011 en peut êtrele maître.
Lorsque dans les places de guer-re, des Sergens sont commandéspour aller avec quelques Fusiliersfaire la découverte, ils doivent vi-siter leurs armes, les faire porterfur le bras gauche, le pouce droitsor le chien du fusil. Dans cet état,il faut qu’ils aillent tres-exactementjufqu’aux endroits, qui leur aurontété marqués, regardant avec atten-tion pour découvrir de loin, fouil-lant les lieux couverts, où il peutavoir des trouppes cachées, mêmedes espions, & s’ils trouvent quel-qu’un qui leur paroisse suspect, ilsdoivent l’amener k l’Officier Major,qui fera ouvrir la prémiere bar-rière, & qui exécutera lk-dessus, cequ’il jugera k propos.
Dans les Places où il y a de laCavallerie, c’est un détachement deCavaliers, qui tous les matins auxportes ouvrantes va k la décou-verte, & fait ce que je viens de di-re ci-dessus. A l’armée aller k ladécouverte, c’est aller apprendre desnouvelles de l’Ennemi.
Les Gardes de Cavallerie n’yprennent leur poste de jour, quelorfqu’elles ont bien découvert de-vant elles, & qu’elles ont fait la dé-çoit-