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DES
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joignent ensemble, ta dérive en serabeaucoup plus grande.
D E'R O B E R le vent : lorsqu’unVaisseau étant au vent d’un autre,l’empëche de recevoir le vent dansses voiles, c’eíl lui dérober le vent.
DE'ROUTK, défaite, perted’un Bataillon, dissipation d’un par-ti. Fn Latin, clada.
Comme le fort des armes est jour-nalier, & qu’après toutes les figesprécautions prises pour vaincre, onne laisse pas quelquefois d’ètre vain-cu ; supplication d’un General, en«e cas funeste, & les foins de sesinférieurs ne doivent tendre qu’auxmoyens d’empécher une dérouteentière.
Inexpérience ôc ta capacité du Gé-néral doivent lui faire connoître lemoment, qui précédé la perte de1a bataille, afin de prendre, toutesles précautions nécessaires pour di-minuer le désordre d’une fuite, soitpar un effort considérable qu’il doitfaire avec les Trouppes qui ne fontpoint ébranlées pour donner íe temsa celles qui le font de se rallier, &se remettre ensemble, & ainsi assu-rer la retraite; soit en se saisissanten arriéré d’un poste où il puisse seretirer en sûreté, ou d’un déíiié,derriere lequel il puisse se ras-sembler.
Comme l’abandon & la perted’un champ de bataille entraîne sou-vent celle des bagages, & presquetoujours celle de l’Artillerie, unGénérai ne doit rester dans ce pre-mier lieu où il s’est retiré & mis ensûreté, qu’autant de teins qu’il luien faut pour rassembler les débrisde son Armée, après quoi il la doitmener dans un Camp sûr, où ilpuisse réparer ses pertes, tant parlecinon & les armes, qu’il fera ve-nir des Places, pour en donner àceux qui les auront perdues, quepar les secours dont il se peutfaire joindre. .
Si la perte est si considérable
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qifelle puisse entraîner celle de quel-que Place, le General y doit jetterla meilleure & la plus sûre Infante-rie qui lui reste, & tâcher ensuitede tenir toujours 1a campagne avecfa Cavallerie, pour incommoderl’Ennemi, en cas qu’il s’attache àun siège, ou pour le contenir ôcl’empécher de se séparer en plu-sieurs corps, si son dessein n’estque de pénétrer dans le pays, &de le désoler.
Si le Victorieux, par les pertesqu’il aura faites le jour de ta Batail-le, fe trouve trop affoibli en Infan-terie pour s’attacher à un gros liè-ge , ou s’il n’est pas en état de l’en-treprendre, manque de grosse Ar-tillerie & de munitions de guerre;s’il ne peut tirer de fruits de la vi-ctoire, que celui, ou d’avoir dé-concerté les projets de son Ennemi,ou de rester maître du plat-payspendant le reste de 1a campagne, oude procurer à son Armée des quar-tiers d’Hyver dans le pays Ennemi :il sciut, que le Vaincu, en s'éloi-gnant du Victorieux, fe place enlieu fur près des grosses Villes, d’oùil puisse tirer lés commodités, quela perte de 1a Bataille » ôtées à sonAnnée, tant pour les subsistances& médicamens pour les blessés,que pour la réparation des ba-gages perdus.
11 doit rassurer ses Trouppes, &ne fe montrer en corps à l’Ennemi,qu’après qu’il aura réparé ses per-tes , soit par la jonction de nouvel-les Trouppes, soit après avoir faitdonner des armes h ceux qui en ontperdu, rétabli son artillerie & sesvivres, fait guérir les blessés, &s’ètre enfin mis en état de s’opposerau progrès de l’Ennemi, & a sou
établissement dans des quartiersd’hyver avantageux.
DESAFFOURCHER : c’cstlever l’ancre d’affourche, <5t le rap-porter à bord.
DESAR-