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DESARBORER un mât: c’estl’abattre ou le couper.
DESARMEMENT: c’esl lelicenciement de l’Equipage, & letransport des agrès du Vaisseau; cequi est ordinairement suivi du ra-doub du Vaisseau, ou bien c’est leteins qu’on le désarme, & l’Inven-taire qui est fait de son état lors-qu’il se met dans le Port. Dans ledésarmement on óte les affûts, lesmâts, <L les vergues. Lorsque lesVaisseaux venant de la Mer pourêtre désarmés, sont établis fur îeursamarres, il est nécessaire de tra-vailler avec diligence à leur désar-mement , & après qu’ils font dégar-nis & désarmés, tous les hommesfont payés & congédiés. On ne peuttravailler au désarmement du Vais-seau, que le Capitaine n’en soitaverti ; l’Ecrivain a en main l’in-ventaire d’armement & vérifie sitous les articles font remplis enquantité & qualité, soit en natureou en consommation. Tous lesagrès font portés dans le magasinparticulier du Vaisseau dans l’ordreprescrit ; & il ne reste dans leVaisseau, que les cables nécessairesà son amarrage.
DESARMER un canon, c’esten ôter le boulet.
DESARMER un Vaisseau : c’estlicencier les Soldats & l’Equipagequi le montent, & mettre son équi-pement dans des magasins.
DESARRIMER: c’est chan-ger l’arrimage, ou l’arrangementqu’on avoit fait de la charge.
D E S C E N DJR E la Tranchée :lorsque les trouppes qui doivent re-lever la tranchée arrivent, chaqueMajor doit donner très-actement laconsigne à celui du Régiment quivient relever le sien, & l’instruirede tout ce qu’il y a à faire pourposter fa trouppe, comme aulsi detout ce qui s’est passé pendant lesvingt-quatre heures qu’il y a été,A de toutes les précautions qu’il
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croit convenables pour le bien duservice. Ainíì à mesure que lesTrouppes fraîches prennent posses-sion de-tous les postes, celles quifont relevées, descendent & vont seformer en Bataille k la queue de latranchée, d’où l’on les met en or-dre de marche pour retourner auCamp. Quelquefois en montant ouen descendant la tranchée, on saitbaisser les Drapeaux, afin que l’En-nemi ne sçache pas k quelle heureelle se relève : souvent on ne s’encache pas, ensorte qu’on exécutesur cela les ordres des Officiers Gé-néraux qui commandent pour-lors.
DESCENDRE une Riviére:c’est naviguer fur une rivière.Descendre un Vaisseau d’tme rivière,c’est le faire sortir de la rivière oudu Port. Descendre quelqu’un kterre : il est défendu sur peine dela vie de couler k fond les Vaisseauxpris , & de descendre les prisonniersen des Isles ou Côtes éloignées, pourceler la prise.
DESCENTE ou passage dufossé. Les Anciens avoient uneparticulière attention k retarder dca chicaner le passage ou la descentedu fossé des Places assiégées. Ilsavoient des moyens infinis <5t desruses admirables pour exercer lapatience des Ennemis ; & les Hi-storiens nous fournissent des exem-ples enfouie que le passage des Fos-sés secs, comme celui des fosséspleins d’eau étoit très-difficile &très-dangereux, & qu’on n’avançoitpas beaucoup, lorsque ceux de laPlace se meítoient en tête d’y appor-ter des obstacles, qu’on ne surmon-toit qu’avec des précautions & uneperte de tems, qui tournois tou-jours k l’avantage des Assiégés ; cequi produisoit souvent le salutd’une Place.
Sans chercher des exemples tropéloignés, il ne faut pour s’en con-vaincre, dit M. le Chevalier Foiard,que les obstacles que le Marquis de
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