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me Prisonniers de guerre les Sol-dats qui font pris, lesquels fontlaisses à la discrétion des Gouver-neurs ennemis ; & si les Partis desEnnemis ne font pas de ce nombrede dix-netif hommes, & n’ont pasde Passeport de leurs Gouverneurs,les Soldats qui font pris, font con-damnés par le Conseil de guerre auxGalères perpétuelles ; & cela parl’Ordonnancc du ij. Février idgp.renouvelle par les Articles XVI. &XVII. du Règlement de 1733.
D E' T A C H E M E N S à l’Ar-me'e. Ils fe font par Brigades, &tous les Bataillons fournissent éga-lement des Soldats & des Officierschacun à son tour ; c’est-à-dire,que les Officiers d’une Brigade neroulent pas tous ensemble ; maison fait le service par Bataillon, demaniéré que le plus foible fournitautant que Ic plus fort. On faitdes Dctachemens pour aller garderles postes autour de l’Armée, pourcouvrir les Fourrageurs, pour lesescortes , pour les expéditions.Ceux qui se font pour aller garderdes postes autour de l’Armée, &qu’on appelle Garde ordinaire, s’as-semblent le matin, chacun à la têtede son Bataillon. L’Aide-Major vi-site les Soldats de son Bataillon &.leurs armes, ne souffrant pas qu’ilen marche un seul qu’il n’ait ses ar-mes en état, & de la poudre & desballes fur lui. II conduit son Déta-chement à la tête de la Brigade oùtous ceux de la même Brigades’affemblent.
Le Major de Brigade les met enBataille, & les conduit ensuite aurendez-vous général, où l’on metcn Bataille par rang de Brigade.L’Oificier Général du jour s’y trou-ve avec le Major-Général d’Infan-terie, & un Officier-Major de cha-que Bataillon. On fait défiler cha-que Détachement aux postes où ildoit aller, & il y est conduit parles Soldats d’ordonnance de la Gar-de qui y est déjà.
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Lorsque le tour pour défiler dechaque Détachement est venu, leMajor-Général dit à POfficicr decommander fa Trouppe, & celui-cife tourne & dit aux Soldats, Marche,aufiì-tôt fa Trouppe le fuit en défi-lant par quatre. Chaque Brigade ason poste fixé où elle monte tousles jours : lorsque l’Osticier y estarrivé & qu’il a relevé celui qui yétoit, il doit envoyer un Soldatentendu à Pordonnance aqprès duMajor de son Régiment, pour êtreaverti de ce qu’il peut y avoir denouveau, qu’on lui fait fçavoirparun billet. Ce Soldat fe trouve lelendemain au rendez-vous général,pour conduire aux postes la Garde,qui doit relever celle qui y est.Toutes les Gardes à l’Armée fe mon-tent de bon matin.
Lorsqu’on ne trouve pas de mai-son ou de cimetière pour sc mettreà couvert on fait de petits retran-chemens avec des fascines, & de laterre pour être hors d’infulte. C’estdans ces postes qu’il faut que POstì-cier soit fort alerte, qu’il visite sc sSentinelles très - souvent, & qu’ilobserve dans la dernière régularitéce qui lui est ordonné. La Con-signe se donne à ces postes par unbillet que le Major-Général d’Infan-terie donne à l’Officier, qui y vale prémier, qu’on fe remet de Punà l’autre.
Lorsque la Sentinelle découvrequatre ou cinq hommes, qui vien-nent au posté, elle leur demande,Qui vive, & leur crie de ne pas ap-procher. L'Officier fait prendreles armes, & envoye reconnoîtreces gens-là, par un Sergent <k quel-ques Fusiliers. Les Détachementextraordinaires qu’on fait pour cou-vrir les Fourrageurs, pour les escor-tes ou autres choses, sc font lors-que Port en a besoin : on assembletoujours à la tête la Brigade, com-me 011 vient de le dire. La Troup-pe qui en est détachée est conduiteC c 3 par