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par 1c Major au rendez-vous qu’onlui a donné, où les Officiers com-mandés se trouvent pour marchersuivant les ordres qu’ils reçoivent.Pour qu’un Officier soit sensé avoirfait son Détachement, il faut qu’ilait passé les Gardes de l’Armée.
Lorsqu’un Officier est détaché àtine lieue de l’Armée avec des Sol-dats tirés de toute la Brigade, il nepeut pas les renvoyer à leurs Régi-mens prendre ce qui leur manque :c’est aux Officiers Majors des Régi-mens à avoir soin qu’il ne leur man-que rien, & à tenir Bail à ce queles Lieutenans fassent leur devoir la-dessus ; & qu’ils visitent les armes
& les Soldats & fassent racommodertout ce qui est en désordre.
D E'T A C H E M E N T de Gavai-lerie. Un habile Général ne déta-che jamais de grands Corps de Ca-vallerie de son Armée, si ce Déta-chem: nt n’cst l’objet de quelque des-sein important, & jamais fans né-cessité. Si c’est pour reconnoîtreBArmée ennemie, un grand Corpsde Cavalleric est bien moins en étatde le faire, qu’une troupe de quin-ze à vingt Maîtres de CavallerieLe'gére ou d’autant de Fantassins.
Si l’on se volt obligé de détachertin Corps de Cavallerie pour quel-que raison que ce soit, on ne doitjamais le faire , qu’il n’y ait untiers d’Infanterie ou de Grenadiersnon détachés, mais des Compagniesentières, ou des Dragons, s’il estbesoin d’une marche extraordinaire& forcée. Mais lorsqu’il s’agit d’ungrand Corps de Cavallerie de cinqou six mille chevaux, il faut tou-jours y mêler de l’Infanterie, ou-tre les Dragons, qu’on doit tou-jours considérer comme Fantassins,& les faire combattre à pied.
II est difficile dans un pays deplaines , lorsque deux Corps de Ca-vallerie se rencontrent, que le foi-ble puisse éviter un engagement, ilvwut beaucoup mieux s’y détermi-
na
ner lorsque la disproportion des for-ces souffre quelque équilibré que depenser à la retraite ; c’est de tousles partis le plus délicat & le plusdangereux. L’Infanterie le peutparce qu’elle est plus propre à sab-re front de toutes parts & à oppo-ser une égale force par-tout, mal-gré sa foibleíse, & plus facilementcontre de la Cavallerie que contrede l’Infanterie.
D E' T A C H E R des Vaisseauxpour aller à la découverte : c’estquand un Commandant en donnel’ordre : fe Détacher, c’est sc sépa-rer des autres Vaisseaux, soit de leurconsentement ou contre leur gré.
D E'T AIL ; faire le détail d’u-ne Armée, d’une Compagnie, oud’un Corps de gens de guerre ; c’estavoir Bail fur le Service, & don-ner ses ordres, asin que chacuns’acquitte de son devoir.
Les Officiers Généraux entrentdans le détail d’une Armée. LesMajors font le détail des Re'gimensdans les Détachemens du Régiment.Les Majors des Brigades font le dé-tail des Détachemens de toute l’In-fanterie. Les Maréchaux des Lo-gis Généraux de la Cavallerie fontle détail, & tiennent Registre desDétachemens de la même Cavalle-rie. Un Lieutenant d’Infanterie asoin de la Compagnie, & en faitle détail en l’abscncedu Capitaine.
II y a pour le détail d’une Arméeen chef, sous le Général, B Etat-Major, composé du Maréchal-Gé-néral de B Armée, & de ses Aides,pour les marches, Camps, fourra-ges, &c. qui concernent B Arméeen général.
Le Maréchal-Général des Logisde la Cavallerie, est pour le détailde la Cavallerie, comme le Major-Général pour celui de l’Infanterie.Leurs fonctions consistent à fairel’ordre de marche fur le plan duMaréchal des Logis, à commanderles escortes d’Equipages, trésor, four-rages.