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Tome I.
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817-818
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DIA D I K

D I R

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troisième partie de la circonférence.On dit : ce mortier a tant de diamè-tre, pour faire connoître|de quellegrosseur est sa bombe : cette bom-be a tant de diamètre.

DIA M E'T R E d’un canon, c’estretendue de Touverture d’un canonprise en droite ligne en dedans ouen croix d’un bord à l’autre. Dia-mètre d’un boulet, c’est la ligne quipasse par le centre d’un boulet, &qui aboutit à fa circonférence.

DIANE, est le point du jour,& ' on dit battre la Diane , parcequ’au point du jour on fait monterun Tambour fur le parapet du rem-part pour y battre la Diane. Enmême teins les Sergcns doivent fai-re reveilier & mettre tout le mon-de en bon état. II est à proposaussi qu’ils aillent faire un tour furle rempart pour y visiter les senti-nelles les plus avancées , asm devoir si elles font à leur devoir, &ce qui se passe dans les dehors : carc’est ordinairement ce teins quePHnnemi choisit pour surprendre lesPlaces. Ceux qui commandent auxpostes avancés doivent fur-tout êtreattentifs là-dessus.

DIGUE : c’est un ouvrage deCharpenterie & de Maçonnerie, oude fafeinage dont on fait un obsta-cle, qu'on oppose à l’entrée ou aucours des eaux. Les Digues fe fontavec des élévations de terre mêléede claies, de pieux, de pierres, &autres choses semblables.

D I G U O N, est le bâton quiporte un pendant, une flamme, oubanderolle arborée au bout d’unevergue.

DILIGENCE: On appelle di-ligence certaines commodités de ba-teaux dont on fe sert pour aller enpeu de jours aux lieux pour les-quels on les a établies.

DIRECTEUR-GF.NERAL.Louis XIV. en 1694. institua quatreDirecìeurs-Gènèraux pour Plnfante-rie, & quatre pour la Cavallerie,

qui, tous Lieutenans - Généraux,avoient douze mille livres d’apóin-temens, ils envoyoient les Troup-pes, quand ils vouloient dans leursDépartemens, fe faifoient rendrecompte de celles que les Infpecteurs-Généraux avoient vues, & en in-formoient la Cour.

Comme ces Emplois étoient denouvelle institution, ils n’avoientaucune fonction d’autorité dans lesArmées. Ceux qui les exerçoienty avoient cependant un fort grandcrédit, à cause de la relation dire-cte qu’ils avoient avec le Ministrede la Guerre, auquel ils rendoientcompte généralement de tout ce quife palì'oit dans les Armées. Ils dé-cidoient toutes les difficultés qui ar-rivoient entre les Officiers particu-liers , pour des cas de discipline &d’interët. Ils avoient auíli une au-torité particulière sur la qualité duSoldat, sur son habillement, sonarmement, & sur la discipline, en cecas pourtant n’ayant aucune auto-rité pour ordonner.

Ils faifoient, avec la permissiondu Général, des revues des Corpsen particulier, & en rendoientcompte au Général & à la Cour.Ils réprésentoient les besoins de leursCorps, tant au Général, qu’au Mi-nistre, hors des Armées. Le Prin-ce leur aslìgnoit des Départemenspour y visiter les Trouppes, tant àla fin de la campagne, qu’un peuavant son ouverture.

La prémiere visite étoit pourprendre en particulier un état desRégimens, qui étoient, ou qui al-loient entrer en quartier d’Hiver,& en réprésenter les besoins à laCour.

La seconde visite étoit pour allervoir si chaque Officier avoit faitson devoir pendant le quartier d’Hi-ver pour le rétablissement de saTrouppe, dont ils rendoient aussicompte à la Cour.

C’est sur leurs ordres que fe di-Cc 5 stribu-