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D E V DIA gui
moyen un deuil convenable au sujetqui le faisoit prendre, sans pourcela cesser de paroître Officiers.
L’usage étranger de faire prendrele deuil aux Enseignes de guerre,montre qu’on y est plus attentifqu’en France à faire choix de lachose qui mérite le mieux de rece-voir fur elle la marque de l’affli-cti(p générale où fe trouve un Peu-ple fidèle à la mort de ses Rois.
II est vrai que les Gafdes duCorps, en conduisant un Roi deFrance au tombeau, ont une échar-pe noire, qui croise leur bandou-lière, mais ils ne Pont que pen-dant faction. 11 est encore vraique les Officiers des Gardes Fran-cises & Suisses font en habit noir,tant que dure le grand deuil d’unRoi. Mais malgré cela, les Ensei-gnes pouvant être plus propresqu’aucunc autre chose à faire con-noître les causes de joie ou de tri-stesse, qui peuvent affecter un Peu-ple, ou une Armée, pourquoi n’enpas profiter, en y plaçant la mar-que qui peut faire ressouvenir cePeuple ou cette Armée de la pertede son Roi, ou de son Général,soit en la joignant, ou en lui fai-sant prendre, pour un tems où l’onne soit pas en guerre, la place dela marque déíìgnative de la Na-tion , qui , fous le nom de cra-vate, sc voit continuellement furces Enseignes ?
Quant au deuil militaire du goûtde celui porté par les Officiers An-glois, peut-être le trouve-t-on étran-ger & commun, parce que nos pay-sans par ménage fe fabriquent unsemblable deuil ; mais il doit pa-roître noble & touchant. Le deuilcomplet observé parmi nos Officiers,est trop courtisan, & n’est pas as-sez guerrier.
Un habit noir rend la personnequi le porte méconnoissable pourun Officier, au-lieu que P OfficierAnglois porte la marque de l’afììi-
ction publique, fans cesser pour ce-la de porter celle qui le fait connoî-tre pour ce qu’il est.
Une autre prérogative d’un Gé-néral mort revêtu du commande-ment, c’eft d’êîre honoré du g laitMilitaire. On sçait que le gíait Ec-clésiastique consiste à frapper furiescloches autant de coups qu’un Pré-lat , ou autre gros Beneficier a vé-cu d’années ; de même le glais Mi-litaire consiste à faire tirer le canondans une Armée, qui a perdu sonGénéral.
L’Historien du Maréchal de Gué-briant nous apprend que son Hé-ros étant mort cPune blessure reçueau siège de Rosweil, le corps quifut transporté d’Allemagne à Paris,pour être inhumé à Notre-Dame,fut reçu au bruit du canon dans lesVilles de son passage, où il fe trou-va de PArtillerie. Vojez glaismilitaire.
DEVIRE R: le cable devircde dessus le cabestan : c’est quandle cable recule par quelque accident,au-lieu d’avancer.
* DEVIS: c’est un plan rai-sonné & détaillé d’une édifice oudes Fortifications d’une Place, con-tenant une exposition exacte deschoses 1 nécessaires pour la con-struction , avec Péstimation des dé-penses.
DEVIS : c’est une déclarationen détail, que fait ou donne unCharpentier au sujet des Vaisseauxqu’il entreprend de construire, parlaquelle déclaration il donne à con-noître les proportions du Bâtiment;& celles des principales parties.
DEXTRIBORD: c’est le cô-té du Vaisseau, qui est à la maindroite de celui qui étant à la poupefait face vers la proue.
DIABLE : c’est la même cho-se que le chat.
DIA M E'T RE: ligne qui passepar le centre d’un cercle, & quiaboutit à la circonférence ; c’est la
troi-