D R A
D R A
Í5i
Cavallerie, ayant voulu les y assu-jettir en i68<5. M. de Louvois luiécrivit de Marli le i. Septembrení8ç. qu’il n’étoit pas juste que lesCapitaines de Dragons, qui alloienten parti avec de la Cavallerie L desDragons, vinssent lui rendre com-pte à leur retour de ce qu’ils au-roient fait, puisque les Capitainesde Cavallerie qui y menoient desDragons , ne rendoient point unpareil compte au Commandant desDragons.
M. de Mauroy, Maréchal des Lo-gis de la Cavallerie, ayant écrit àM. de Barbezieux fur le même su-jet le 24. Août 1692. reçut une sem-blable réponse du 3. Septembre 1692.
Quant au détail du Service que lecorps de Dragons doit faire avec laCavallerie, le Major-Général desDragons en reçoit le mémoire duMaréchal des Logis de la Cavalle-rie, qui lui fait sçavoir verbale-ment, ou par écrit, combien il estdemandé d’Escadrons, ou feule-ment d’Officiers & de Dragons com-mandés , d l’heure & le lieu où ilsdoivent se trouver.
Le Major - Général de Dragonscampe dans le quartier général leplus près que faire se peut du lieu,où est campé le Maréchal des Lo-gis de la Cavallerie, 6c il a auprèsde lui les Dragons de ^Ordonnance,afin qu’il puisse faire promptementles ordres du Général, qui lui fontremis par le Maréchal des Logis dela Cavallerie.
Si le Major-Général des Dragonsfe trouve campé dans un quartieréloigné du quartier général, en cecas, il est obligé d’envoyer chez leMaréchal des Logis cinq ou six Dra-gons, pour lui porter diligemmentles ordres qu’il aura à recevoir,pour les détachemens qui seront àfaire ; & à mesure qu’il arrive unDragon de la part du Maréchal desLogis de la Cavallerie, il lui en
852
renvoie un autre, afin qu’il ne setrouve pas fans avoir auprès de luiles Dragons dont il aura besoin,pour faire porter au Major-Généraldes Dragons les ordres du Général.
Le détail de service des Dragonsse fait uniquement par le MajorGénéral, sous l’autorité de l’Offi-cier de Dragons qui les commande,soit dans une Armée, soit dans unCamp volant, 011 autre Corps sépa-ré, commandé par un Lieutenant-Général, sans Maréchal de Campfous lui, ou par un Maréchal deCamp, fans que le Maréchal desLogis de la Cavallerie puisse y entreren aucune maniéré, si ce n’est seule-ment pour marquer le nombre d’Esca-drons que l’on demandera, & l’heure& le lieu où ils auront à serendre.
Lorsque les Dragons font arrivésoù ils doivent se trouver, le Ma-réchal des Logis de la Cavallerie ex-plique à celui qui se trouve Com-mandant du Corps, soit qu’il soitOfficier de Cavallerie, ou Officierde Dragons, les ordres du Géné-ral, & ce qu’il doit exécuter avecla Trouppeassemblée sousson Com-mandement, sans que le Cominanidant de la Cavallerie puisse préten-dre aucune forte de droit & de Ju-ridiction particulière fur les Dra-gons , pour lesquels Sa Majesté acréé & établi des Officiers Géné-raux & Commandons entièrementdistincts de ceux de la Cavallerie.
DRAGON d' DRAGON-VO-LANT : ce font les noms qu’ondonnoit autrefois à d’ancienncs piè-ces d’artillerie.
Le Dragon étoit de 40. livres debaies, le Dragon-vo/ant de 32. Lenom, ni la pièce de Pun & de Pou-tre calibre, ne font plus en usage.
DRAGONS en terme de ma-rine, sont de gros tourbillons d’eauque trouvent ceux qui navigent fousla ligne & entre les tropiques. Ils
bri-