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Tome I.
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883-884
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Ecumer Iamer, Pirater, c’est volersur mer.

E' C U S S O N, écu d’Armes : c’estun ornement qu’on voit souventaux Vaisseaux en divers endroits,comme au fronteau d’un châteaud’arriére, & au fronteau du châ-teau d’avant en dedans, sur-tout aufronteau de savant sur le coltie, oùles grands Vaisseaux en ont deux.On met divers ornemens à cesécussons, & le plus souvent celuidu fronteau du corps de garde ouchâteau d’arrie're, est charge' desarmes du Propriétaire du Vaisseau,ou de la Ville, 011 de la Provincede laquelle on a donné le nom auNavire : car la figure qui repré-sente la chose marquée par le nomse met au miroir. Les Hollandoisy mettent ordinairement des nomsde Villes ou de Provinces, oud’au-tres Places. La Compagnie des In-des de ce même Etat, dont chaqueDirecteur à son tour, donne le nomasx Vaisseaux nouvellement con-struits, observant de ne donner lesnoms des grosses Villes & des Pro-vinces, qu’à des Navires de centtrente pieds de long de l’étrave àPétambord ou au-dessus. Mais au-dessous on leur donne les noms desautres moindres Places. Les Espa-gnols donnent des noms de Saints,& les François donnent maintenantdes noms de certaines qualitésqu’ils supposent que les Vaisseauxauront : par exemple le Foudro-yant, slnvincible.

EFFORT du canon : II dé-pend de la maniéré, dont il estchargé, & de celle avec laquelle onle tire. Pour rendre l’effort du ca-non plus violent, on le tire perpen-diculairement contre l’objet qu’onveut détruire, & on le tire sou-vent, & avec promptitude.

EFFLOTTE': c’est un ter-me dont quelques Navigateurs seservent pour dire écarté d’une Flot-te ou d’un autre Vaisseau, avecqui l'on alloit de compagnie.

E'GUILLETTES font desnœuds d’épaules. Lorsque la modedes écharpes militaires cessa, paru-rent à leur place les éguillettes, ounœuds d’épaule, qui servirent à leurtour à la distinction de chaquecorps tant de Cavallerie, qued’Infanterie.

Un Soldat en avoitdeux, une furchaque épaule, ce qui servit à sou-tenir les deux écharpes, tant qu’el-les furent à la mode. Ces éguillet-tes se nouoient en rosettes d’où el-les eurent auflì le nom de noeud d’é-paule. Quand elles ne servirentplus à soutenir les écharpes, on lesconserva, L on les laissa pendre enlanières, arrêtées par le bout d’unlong serret, d’où elles eurent le nomd’éguillettes.

Depuis que les trouppes font ha-billées uniformément, & que ceséguillettes n’ont plus servi à retenirsattirail du Soldat, & du Cavalier,elles font restées pour faire connoî-tre un autre uniforme, que celuimarqué par les habits d’Ordonnan-ces. Leur couleur, différente pourl’ordinaire de celle qui habille uneTrouppe, fait qu’elles fervent,comme d’un sur-uniforme, par lemoyen duquel chaque Commandantpeut communiquer sa livrée au corps,qu’il commande, indépendammentde l’uniforme constant de cecorps.

Dans le tems que le Régimentdes Gardes Françoises étoit habilléde gris, comme tous les autresCorps de France, & avant que deprendre l’uniforme bleue parnientéde rouge, que ce Régiment a au-jourd’hui , ainsi que tous les Régi-mens Royaux, tant d’Infanterie quede Cavallerie, ces Gardes avoientdeux nœuds de ruban rou^e, un furchaque épaule ; & les Officiers au-licu d’être vêtus de gris comme lesSoldats, avoient des habits rougesbrodés en argent, & des écharpesaussi d’argent, mises en ceinture.