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Tome I.
Seite
891-892
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r-l E M E E M M

E M P

Embuscade se dit auíïï del’endroit,où l’on se cache pour surprendrel’Eniiemi au passage. On dit les En-nemis font tombes dans une embu-scade : se mettre en embuscade,faire une embuscade, sortir dc l'em-buscade.

En ce sens embuscade est un piègeque l’on tend à l’Ennemi, soit enlui faisant paroi tre un petit nom-bre de Trouppes, qui plie à Rap-proche de celles qui les poursuiventpour les attirer vers un corps su-périeur cache' dans des bois, haies,derrière un rideau, une colline, &c.soit en se cachant dans des chemins,où l’on sçait qu’un détachement,convoi, &c. doit passer, & autresstratagèmes, dont un Partisan nedoit pas manquer.

EMERILLON est une petitepie'ce de fonte, qui ne passe guéresune livre de balle.

* E ME RITE se dit pour celuiqui aiant rempli pendant un certaintems les fonctions d’un emploi, le

uitte, pour jouïr des honneurs &es récompenses dûs à ses services.EMINENCE ou hauteur, estune élévation, qui commande &peut faire feu fur des lieux plusbas. Une Armée campée a l’atten-tion de faire garder les hauteurs,qui la commandent, de peur del’insulte.

* EMISSAIRE, lignifie unesorte d’Espion envoie par quelqu’un,pour observer ce qui se passe dansun lieu, ou pour y agir secrètementau nom d’un autre.

E M M A RIN E R un Vaisseau,c’est-à-dire mettre du monde dessus,& les faire aller en mer. Gens em-murinés, ce font ceux, qui par delongs volages le font accoutumés àla mer, ou ceux qui se sont em-barqués depuis peu, & qui ayantété travaillés du mal de mer, fontremis & se portent bien.

EMMI C LE R un étai, c’est-à-dire, remplir le vuide, qui est le

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long des tourons des cordes, dontl’étai est composé.

EMMORTISER: c’est faireentrer dans une mortaise le boutd’une piéce de bois, ou de fer, di-minué quarrément environ du tiersde son épaisseur.

E'M O LISSER les angles d’unBataillon, c’est en retrancher lesquatre encognures, & faire en sor-te que les chefs de files, & les scr-re-files des Angles forment par leurdispolìtion un Angle obtus & émous-sé, approchant d’une seule lignedroite, ce qui change un Bataillonq narré en un Bataillon octogone, dcdonne moyen de présenter les ar-mes par-tout, & de faire feu detous côtés,

* E M P A N O N, terme de Char-pentiers & dc Charrons. Pour lespremiers, c’est un chevron de crou-pe ,- qui tient aux arrêtiers par lehaut, & par le bas aux plates-for-mes. Pour les charrons, les em-palions font deux pièces de bois quiprenant des deux côtés de la flèched’un caroslè, passent fur l’effieu."

EMPATEMENT d’une grue :ce font les pièces de bois fur lesquel-les elle est élevée. L’empatement,ou les racinaux d’une grue font qua-tre pièces de bois, qui se traver-sent en double croix, & qui sou-tiennent l’arbre de la grue, & sesbras, c’est-à- dire ses huit liens àcontrefiche.

EMPATTEMENT ou Talus :C’est la pente, que l’on donne auxélévations dc terre, ou de murail-les , asm que les unes, & les autresse soutiennent mieux. QuelquesIngénieurs y mettent des distin-ctions. Ils appellent empattementou talus, la base ou le pied qui sou-tient une pente, & ils distinguentcette pente en glacis & en escarpe.11s appellent glacis une pente, dontla hauteur, ou la perpendiculaireest moindre que P empattement, ta- .lus ou baje. Ainsi le mot glacis con-vient