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Tome I.
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893-894
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vient à la pente de la partie supé-rieure des iparapets, 6c à la pente,ou déclin, que fait le chemin cou-vert ; ils appellent escarpe la pen-te dont la hauteur, ou la perpen-diculaire surpasse , ou égale l’ em-pattement, talus ou base. Mais engénéral, le mot d’empattement estpris pour la pente - même, 6c pource déclin appuyé fur une base, &soutenu par une perpendiculaire.Ainsi l’on dit dans ce sens qil’auxOuvrages de terre, la base des ta-lus est moindre que la perpendicu-laire, en cas que les terres soientgrasses, & propres, à fe lier, & às’assermir ; mais si le terrein estsablonneux , ou de peu de consi-ftence, la perpendiculaire, ou hau-teur doit être moindre, que la base.

EMPATURE: on appelleempature dans un Vaisseau la jon-ction de deux pièces de bois misesà coté l’une de l’autre. Empâter,c’est mettre les deux bouts des deuxpièces de bois l’iin à côté de l’autre,& les faire joindre.

EMPE'CHE'E, une manoeuvreempêchée, c’est-à-dire qu’elle est em-barrassée.

EMPENELLE, c’est une pe-tite ancre, que l’on mouille au de-vant d’une grosse. II y a un petitcable qui la tient, 6t ce cable estfrapé à la grosse ancre, afin que leVaisseau soit plus en état de résisterà la force du vent.

EMPESER la voile, la mouil-ler, c’est jetter de l’eau dessus.Quand fa toile est si claire par lescueilles du milieu, que le vent pas-se au travers, son tissu sc resserre,par Peau qu’on y jette, & cela faitque la voile prend mieux le vent.

EMPILEMENT des boulets,grenades, & bombes. Les bouletssc mettent à Pair, comme les piè-ces ; c’est ordinairement dans lescours des Arsenaux, & des Citadel-les , qu’on les empile selon leur ca-

libre, fur une ligne tirée au cor-deau, plus longue que large.

Les piles se font d’autant de bou-lets que l’on veut, par rapport à labase qu’on leur donne. On planteun poteau en terre à côté de cha-que pile avec un écriteau d’ardoise,ou de bois pour indiquer les ca-libres.

II y a des magasins, où l’on metdes grenades à couvert, ou dansdes caisses confusément : mais dansles mieux ordonnés elles font empi-lées au nombre de près de 60000.Des lambourdes en allùrent les ba-ses, 6e un balustre régné autour,& empêche que P on n’y touche.Les lumières font dessous.

Les bombes s’arrahgent diamètrepar diamètre, les lumières dessousafin qu’il n’y entre point d’eau, carelle les gâte. On en fait des pilesà proportion de leur grosseur, ti-rées au cordeau. O11 laisse tout autour un espace, en sorte que le pas-sage pour les mouvemens soit deschariots, soit des bois, soit tou-jours libre.

EMPIRA N CE: ce terme sedit du déchet, corruption, ou di-minution, qui anive aux Marchan-dises, que la tempête, ou quelqueautre accident contraint de jetter decôté & d’autre dans le Vaisseau.On dit auílì empirance & empirer parson propre vice, quand la corru-ption, ou diminution arrive fansaccident, & fans autre sause, quedes causes naturelles, qui en fontl’altération.

* EMPORTE-PIF/CE: ter-me d’art : c’est un fer aigu & tran-chant, qui sert à découper dans plu-sieurs professions.

EMPOULF.TTE, c’est un as-semblage de deux fioles faires enpoires, & jointes P une à l’autre,par un cou, qui est étroit, & quisert à faire passer du fable, très-délié de la fiole de dessus dans celled’en bas. La quantité de ce fable

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