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Seigneuries de Rlaniont, Clemont,Chasselot & Hericour, qui bien quepossédées par les Princes de Monbe-liàrd, font situées dans le Comte'de Bourgogne.
Les Officiers d’Infanterie par uneOrdonnance accordée en 1718.avoient permission d’enrôler deçEtrangers , cette permission a étérévoquée par celle du 28. Mars 1730.niais en 1733. les Capitaines des Ré-gimens d'Infanterie, Cavallerie <&Dragons, qui fervoient en Italie eu-rent permitsion de recevoir dansleur Compagnie jufqu’à cinq hom-mes de Nation étrangère. VoyezE N G A G E aï E N T, & LEVEES deTrouppes.
ENSEIGNE: on prétendtrouver l’e'tymologie du mot Ensei-gne dans le mot Latin d’Infignire.Cette dénomination générique con-vient en effet à tout ce qui est re-connoisiàble par foi-même, ou à cequi sert à faire reconnoítre les au-tres. Les Enseignes qui nous ontété d’ufage, ont eu disté'rens noms,tels que ceux de Banier(,Penon,Fanon,Gonsanon, Drapeau, Etendart &Guidon.
Des branches de verdure, des oi-seaux en plumes ou des têtes d’Ani-inaux mis au haut d’une perche, fu-rent les marques de reconnoislancequ’eurent les premiers Gtterriers.Ces marques égaloient en simplicitéles prémieres armes, dont on usa.A méfure qu’ori se perfectionnadans la maniéré de s’armer & defaire la guerre, on vit paroitre deplus belles Enjoignes. Des chosesles plus précieuses qui fe trouvoientfur un champ de Bataille on fe fai-foit des Enseignes.
D’abord la nécessité de fe con-noitre à la guerre fit prendre desmarques, que dans la fuite la Religionrendit respectables. La figure de cha-que cfpéce d'Animal devint le sym-bole de quelque Dieu : les hommesf» firent des Enseignes de ces figures,
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& c’est ce qui commença a faire re-garder les Enseignes avec respect.Les métaux, les bois, les étoilesles plus rares furent employées dansleur fabrique, & on en vit de toutesles formes imaginables.
Les Grecs par les tenues généri-ques de tsvy.fiokov & de nokítsyu, &les Latins par ceux de Jignum & devexiUum dénommoient toutes fortesd’Enseignes , soit- qu’cilcs fussent enfigures de relief, ou bas relief, d’é-toffe unie, ou bien en images ap-pliquées fur l’étosse. Cependantchaque Enseigne d’une forme parti-culière avoit son nom propre, tantpour la donner à connoître fous faforme, que pour montrer à quelleefpéce de milice elle convenois.
On agit encore de même aujour-d’hui. Nous designons tout simbo-le de guerre en général fous le nomd’enseigne, mais nous distinguonsces Enseignes, en Drapeaux, & enEtendarts , quand il est quéstion defaire connoître la forme particuliè-re de chaque efpéce d’Enseignes, &d’apprendre que le Drapeau convientaux Gens de pied, & P Etendartaux Cavaliers.
II n’y a point eu de Peuple quin’ait honore ses Enseignes d’un cul-te religieux. Les Romains régar-doient comme un grand malheurpour l’Etat, la perte de leurs Ensei-gnes. Quand elle venoit de la lâ-cheté de celui qui la portoit, il étoitpuni de mort. Les Peuples qui ontprécédé les Romains, comme lesJuifs, les Egyptiens, les Assyriens,les Perses éc les Grecs, n’ont pas eumoins Rattachement pour leurs En-seignes. Les Gaulois & les Françoisont suivi leur exemple, & commeeux eurent à leurs Enseignes des fi-gures d’Animaux, que les derniersconservèrent jufqu’au tems qu’ils fefirent Chrétiens, faisant plus queles Romains, qui à la conversionde Constantin avoient fur une deF f ï leurs