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contre une perche qui les tienten état.
II y a une autre épreuve qui se faitau*Magasin Royal de Paris, pourêtre certain si les canons de diffé-rentes fabriques, qui ont été éprou-ves , ne fe trouvent point éventés.
Pour le connoître, on donne àchaque mousquet ordinaire la ving-tième partie d une livre de poudre,fans les amorces, & la baie de 22.à 24. à la livre par-dessus. On lestire couches, & appuyés contreune piéce de bois matelassée, crain-te que les fûts ne brisent.
Les fusils & les carabines rayéesréprouvent à 30. ou 32. coups parlivre de poudre, fans les amorces;& le mousqueton avec un peu plusque la demi-charge de fusil.
EPREUVE de la poudre. El-le sc fait en plusieurs maniérés. Onen met une pincée fur un papierblanc, & l’on approche doucementdessus un charbon de feu, la poudrequi est bonne prend subitement, lafumée s’éleve en colpnne en Pair,& elle ne laisse fur le papier, ni ra-yons, ni noirceur, ni flammèches,qui puissent brûler le papier.
La méchante poudre fait tout lecontraire, & même le salpêtre & lesoufre, Rattachent sur le papier, &on peut l’écraser avec le doigt.
Quand la poudre est bien sèche &bonne, on peut faire cette épreuveau milieu de sa main sans sc brûler.
On a encore réprouvette : c’estune petite roue de cuivre ou de fer,disposée sur un ressort de fusil quiporte un petit bassinet, pour con-tenir une pincée de poudre. Onbande ce ressort comme le chiend’un pistolet qui porte une pierre,on le lâche ; le feu prenant à lapoudre, oblige la roue qui est re-tenue par des crans bien bandés, àtourner quelques crans, suivant laforce de la poudre.
Cette invention néanmoins n’estpas sure pour connoître la bonne
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qualité de la poudre ; car quandséprouvette est échauffée, la rouetourne plus facilement : d’autresfois l’éprouvétte fera mal nettoyée,où elle se sentira du changementde teins.
Les éprouvettes ne sont pas toutesd’une même force, ni d’une mêmegrandeur : les unes tournent plusde crans, & les autres moins, Óc iln’y a point de nombre de crans fi-xés pour la force de la poudre.
L’éprouvette ne peut servir, tout-au - plus, que pour comparer unepoudre avec une autre poudre dansle même teins ; car alors celle quiarcourt plus de crans, est infailli-lement la meilleure.
On a imaginé un petit mortier,dont je parlerai à l’article des mor-tiers. On met trois onces de pou-dre dans la chambre de ce mortier,qui est pointé à 4;. dégre's d’e'leva-tion, & par-dessus un boulet de cui-vre de 60. livres pésant poids demarc. Quand ces trois onces depoudre chassent ce boulet à 50. toi-ses & au-delà, elle est au dégréqu’on la demande : au-dessous, el-le n’est pas recevable.
La vieille poudre rebattue & ra-commodée au moulin, ou reste -chée, doit chasser le boulet à 4;.toises au moins.
Cette derniere manière d’e'prou-ver, est la moins fautive. Cepen-dant on peut dire avec vérité, qu’iln’est rien de plus variable ; car ilarrivera qu’une même poudre, enmême quantité dans une mêmeépreuve, L avec le même mortier,portera un coup à toises, Luneautre fois à 30. Cela n’arrive pasfréquemment, mais quelquefois.
EPROUVETTE: petit mor-tier, dont on sc sert pour éprou-ver la poudre. II y a eu autrefoisdifférentes inventions proposées, Lmises en usage pour éprouver lapoudre, c’est-à-dire, pour s’assûrerde fa bonté. Mais Louis XIV. par6g z une