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nient de fer, long d’un pied, qui estpointu & quarrée, & dont l’usageest d’ouvrir le bout d’une chevillede bois, L la renfler en y mettantun coin, qui est une autre petitecheville quarrée de bois.
E P O N TIL L E : ^ c’est unepièce de bois, qui sert à divers usa-ges, selon qu’elle est longue ik gros-se. II y en a qui ont environ troispieds de longueur, & qu’on met aubout des cotes du Vaifleau, afin d’ypasser de menues cordes. Leur usa-ge est de soutenir les pavois, & lesgarde-corps. EpontiUes d’entre lesponts font proprement des e'tances,qui font posées fur un des ponts duVaifleau, pour soutenir l’autre pont,qui est au-deflus , e'tant mises fousles barreaux de ce pont.
EPREUVE des pièces d’Artil-’lerie, se fait de la maniéré suivante.
Par une Ordonnance de LouisXV. du 7. Octobre 1732. les piècesde canon, pour en faire P épreuve,font mises appuyées seulement sousla volée, près les tourillons fur unmorceau de bois ou chantier; ellesfont tirées trois fois de fuite avecdes boulets de leur calibre. Lapré-miere fois chargées de poudre à la pe-santeur du boulet, la seconde aux troisquarts, «Sc la troisième aux deux tiers.
Si la pièce soutient cette épreuve,on y brille de la poudre pour laflamber, «Sc auflì-tót, en bouchantla lumière, on la remplit d'eau,que l’on presse avec un bon écou-villon, pour connoître si elle nefait point eau par quelque endroit.Après ces deux épreuves, on exami-ne avec le chat & une bougie allu-mée, & le miroir, lorfqu’il faitSoleil, s’il n’y a point de chambresdans Pâme de la pièce, si les métauxfont bien exactement partagés, «Sc sil’ame de la pièce, qui doit être droite& concentrique, n’est point égarée& ondée.
Pour éprouver les mortiers, oncommence par les examiner en gra-tant avec un instrument bien acéré,
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les endroits où l’on soupçonne qu’ily a quelque défaut. Ceux où l’on11’en a pas remarqué qui soit capa-ble de les faire rebuter, sont missur leur culasse en terre, les touril-lons appuyés fur des billots de bois,pour empêcher qu’ils ne s’enterrent.
On les fait tirer trois fois avecdes bombes de leur diamètre, lachambre remplie de poudre, & lesbombes pleines de terre mêlée desciure de bois. Ensuite on bouchela lumière, «Sc remplit le mortierd’eau, pour voir s’il s’y est faitquelque évent 011 ouverture, & aprèssavoir fait laver, on le visite denouveau avec le gratoir, pour con-noítre s’il n’y a point de chambres.
Les canons, mortiers «Sc pierriers,<jui ne font pas suivant les dimen-sions prescrites par l’Ordonnance.áles canons «Sc mortiers, ausquelslesOfficiers d’Artillerie, qui font char-gés des épreuves, reconnoissent desdéfauts capables de nuire au servicedes pièces, sont rebutés ; les ansesen font cassées fur le champ, «Sc lesFondeurs ne peuvent rien prétendrepour la façon.
II est dressé des Procès verbauxdes épreuves, examen & visites danslesquels les Officiers d’Artillerie ex-pliquent la maniéré dont ils y ontprocédé, les défauts qu’ils ont re-connus aux pièces éprouvées, soitqu’ils jugent qu’ils doivent faire re-buter la pièce, ou que non-obstantles défauts reconnus, elle doit êtrereçue ; «St il y est fait mention dunombre «Sc de la qualité des piecesde canons «Sc mortiers, qui ont etereçus ou rebutés.
EPREUVE des fusils : les ca-nons de fusils «Sc de mousquets, quise fabriquent à Nozon près Charle-ville, dans le pays de Forêt, & au-tres lieux, s’éprouvent en y mettantde la poudre le poids d’une baie deplomb de iz. h la livre, «Sc une baiede 2o. à la livre par dessus : il*font plantés en terre, «St appuyés
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