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Tome I.
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du mât dans le trou du tillac pouraffermir le mâts.

* ETANCHE ; on dit met-tre à étanche un Batardeau, c’est-à-dire le mettre à sec par le moyen desmachines qui en tirent l’eau pourpouvoir fonder. Mettre d étanchese dit aullî pour étancher.

E T A N C,0 N S pièces de boisqui se posent verticalement dans lesmines, <k qui servent à soutenir lesterres des galeries.

ETANG : c’est un grand ré-servoir d’eau dans un lieu bas, fer-me par unfe chauffée ou digue, qu’onpeut lâcher quand on veut, & levantl’éduse qui arrête les eaux des sour-ces & les décharges des pluyes. Or-dinairement les eaux des étangs fontdouces, & on y met du poill’on. Ladifférence qu’il y a d’tin étang à unlac, c’est que l’e'tang se dcfféchequelquefois l’Eté. Etang de mer,ou Etang salé, c’est un étang decertaines eaux, où la mer s’est dé-chargée, & qui d’ordinaire retien-nent leur sel.

ETALE, est une fourniture, &distribution de vivres, dc de four-| rage, ordonnée pour les gens de! guerre, qui ont leur route dans le| Royaume, en allant & revenant de' leurs quartiers d’hiver. Les Re'gi-i mens marchent par Etape à raison| de trente Places ou Rations, plusI ou moins pour chaque Compagnie! d’Infanterie. II est défendu à quel-que Officier que ce soit de prendre! i’Erape pour plusieurs jours.

: L’origine de rétablissement des

Etapes en France fut introduite parHenri II. en 1349. pour oter auxTrouppes l’occasion de mal faire' dans leur route. M. de Louvois1 fit dresser par ordre de Louis XIV.une Carte Générale des lieux desti-• nés aux logemens des Trouppes,à à la fourniture des Etapes fur[toutes les principales routes d» Ro-ïvaume. Cette Carte a depuis servi?de régie pour toutes les marches des

recrues, ou des corps qui se sontdans le Royaume.

Cet établissement avoit été aussiprojetté fous le régne de Louis XIII.par une Ordonnance, qu’il rendità S. Germain en Lave le 14. Août1623. Elle porte qu’il seroit établiquatre principales brisées dans leRoyaume : une de la frontière dePicardie à Rayonne : une autre dela frontière de la Baffe-Bretagne àMarseille ; une du milieu du Lan-guedoc jusqu’au milieu de la Nor-mandie ; & une autre de l’cxtré-

mité de la Saintonge, aux confinsde la Bresse ; qu’il seroit tiré demoindres brisées, traversant les Pro-vinces qui se trouveroient enfer-mées entre les quatre principales, &que dans ces brisées il y auroit detraite en traite, certains logemens& maisons laissés vuides par lesGouverneurs des Provinces, Baillis,Sénéchaux, Gouverneurs particu-liers, Maires & Echevins des Vil-les, lesquels logemens seroient misen état, pour loger les gens deguerre de cheval ou de pied, pas-sant de Province à autre.

Cet arrangement rendit le passa-ge , dc le logement des Trouppesmoins onéreux aux Provinces. Maiscomme le Soldat devoit vivre en rou-te, ati moyen de la solde fixée à huitsols par Soldat suivant ladite Ordon-nance, les Trouppes chargées deleur subsistance ne manqueient pasles occasions d’enlever des légumes,des volailles, Óc tout ce qui pou voitcontribuer à rendre leur nourrituremeilleure.

Pour obvier à cet abus LouisXIV. jugea à propos de faire four-nir la subsistance, tant en rationsde pain, vin, cidre, ou biere &viande que de fourrages dans cha-que lieu destiné au logement. Cetétablissement produisit dans les Pro-vinces tout l’avantage qu’on en pou-vois attendre. Les habitans de lacampagne y trouvèrent leur interet

dans