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Tome I.
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999-1000
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trouver à l’heiire prescrite à la têtej. de la Brigade, où se doit faire l’exé-cntion. En même tems s’il s’agitdu Gibet, ou des Galères , il écrit! un billet au Grand Prévôt pour leprier d’envoyer l’exécuteur pourfaire. Pexécution , lui en spécifiantla nature, & ce billet est porté parun Sergent & quatre Fufiliers, char-gés d’accompagner l’exécutcur : aprèsquoi selon les ordres, qu’il a reçus,il fait assembler les Sergens, pour. leur ordonner ce qu’il y a à faire.

Lorsque les exécutions font deconséquence, & qu’il s’agit de lamort, on doit faire prendre les ar-mes à tout le Régiment : pour ceteffet on fait battre le premier à uneheure après midi, l’assemblée auneheure & demie , dt le Drapeau àdeux heures ; en même tems onfait marcher le Régiment en batail-le trente ou quarante pas en avantde la tête de son Camp, & l’on ledresse en bon ordre, de façon qu’ilpuisse se trouver suffisamment duterrein pour mettre en bataille lespiquets des autres Régimens, quidoivent former un quarré en faisantface en dedans : souvent il se trou-ve un Aidc-Major général, ou leMajor de Brigade de jour pour fai-re dresser toutes ces troupes, sur-tout quand il y a plusieurs crimi-nels de dissérens Régimens "à exé-cuter ; mais à leur défaut c’est au; Major du Régiment, dont les cri-minels font, à faire toutes les fon-ctions nécessaires en pareil cas.On doit tenir la main à ce que tous: les Officiers & Soldats du Régi-ment se trouvent sous les armes,

. fans que personne puisse s’en exem-ter fous tel prétexte que ce puis-se être.

'Quand il ne s’agit que des Galè-res , on se contente de faire pren-dre les armes aux piquets du Régi-ment, dc n ceux de la Brigade, âcqui fe joignent à ceux de l'armée,

■; que le Major général a trouvé à

propos de faire marcher. Lorsquetoutes les trouppes font assemblées,le Sergent de la Compagnie, dontest le criminel, va le chercher avecun Détachement de douze ou quin-ze Fusiliers, qui ont la baïonnetteau bout du Fusil, qu’ils présententdès que le criminel arrive dans leChamp de Bataille, où sont lestrouppes. Le Major fait signe auxTambours de battre aux champs,àlors on le fait marcher lentement,à passer à la tête de toutes les troup-pes ; après qu’il a fait cette tour-née, on le mene au milieu du Champde Bataille, & les Fusiliers qui l’e-scortent, forment un cercle autourde lui, en présentant toujours lesarmes de son côté. A i’instant onle fait mettre à genoùil : le Majorappelle les Tambours au centre,leur ordonne de battre un ban, &prononce d’un ton ferme ces mots :De par te Rot, défense, sur peinede la vie de crier grâce. Ensuite ilordonne au Greffier de lire la Sen-tence , ce qu’il exécute distincte-ment d’une voix haute, & le cha-peau bas. Cela fait, on fait leverle criminel, & s’il s’agit du Gibetou des Galères, on le fait dégraderdes armes par son Sergent. On nedégrade pas les Soldats, qui doiventpasser par les armes, parce que c’estune exécution Militaire, qui n’ estpas déshonorable.

Si c’est pour les Galères, l’Exécii-teur l’ayant fait remettre à genoiiij,fait Fexécution : dès qu’elle est fai-te, on fait battre les Tamboursaux champs, & défiler les trouppesdevant l’exécuté , qui reste à ge-noiiil, après quoi le Greffier le con-duit escorté par le Sergent, & lemême Détachement chez le Grand-Prévôt deì l’Armée , qui le reçoitdans ses prisons en vertu d’une co-pie de lat Sentence collationnée, cer-tifiée, & signée par tous les Offi-ciers , le Major auílì-bien que pafle Greffier. On reconduit en nie-

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