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Tome I.
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FOURGUES, ou fourçatsen terme de marine sont des piècesde charpenterie à deux branches,qui se mettent sur les extrémités dela quille, auprès des varangues a-cule'es vers l’endroit, où le Vaisseaus’e'trécit. Elles font plus cintréesque les varangues aculées , & lenom de fourgues leur est venu de cequ’elles font fourchues.

FOURIER, est un Officiertant de Cavallerie, que d’Infante-rie, qui doit avoir un rôle ou dé-nombrement de tous les Soldats defa Compagnie, pour faire le dépar-tement des logis, en agissant fous lesordres du Maréchal-dcs-Logis. Parune Ordonnance de i66j. les Fou-riers-Majors de la Cavallerie fontcompris dans l’Etat-Major de laCavallerie.

FOURIER dans l’Artillerie ale même emploi que les autresí'ouriers d’Armée.

II y a un prémierFourier d’Artille-rie qui fait ses fonctions fous le Maré-chal des Logis & les autres Fonciersordinaires fervent dans les Armées.

FOURIER chez les Turcss’appelle Vekilchares , il a foin dechercher les provisions de faCompagnie.

FOURNEAU , chambre depoudre, ou chambre de la mine,est un trou enfoncé dans l’épaisseurdes terres, & dont la voûte, ou leciel est quelquefois taillé en bonnetà Prêtre, c’est-à-dire, en quatre oucinq enfoncemcns dans la partie su-périeure pour préparer plus de pas-sage à la poudre, quelquefois cettechambre est de figure quarrée, com-me le vuide d’un cube, environ decinq à six pieds ce qui est le plusordinaire. La charge d’un fourneauest à peu près d’un millier de pou-dre, mais c’est à la prudence del’Ingénieur d’augmenter, ou de di-minuer cette charge, & de la pro-portionner à la nature des terres, &du roc, qui portent les ouvrages,

qu’on veut faire sauter : Car on jfait quelquefois quatre ou cinq |fourneaux fous une même malle deterre, qui n’ont chacun que centlivres de poudre. Un sac tient or-dinairement cinquante livres. Ondit travailler à des fourneaux, pré- |parer, faire jouer, exécuter unfourneau, éventer un fourneau.

Ce fourneau ou chambre fe faitplus ou moins grand, selon le*plusou moins de poudre, qu’on y doit |mettre. On le creuse deux piedsplus bas que la galerie. Autrefois Ion n’employoit pour faire la brècheqn’un seul fourneau que l’on pous-soir Hans les terres derriere le reve-1tentent ou dans le revêtement, selonque les différentes occasions le de-mandoient. Mais outre que cefourneau demandoit beaucoup plusde poudre, que quatre de ceuxqu’on fait aujourd’hui, il en arri-1voit encore qu’on ne faifoit qu’une Ibrèche rapide de peu d’étenduë, ftrès-difficile à pratiquer, facile à Idéfendre, & dont les éclats tuoient]cependant beaucoup .de monde.[C’est pourquoi l’on ne travaille Igueres aujourd’hui à faire brèche [fans multiplier les fourneaux , delmaniéré que s’entr’aidans les unslles autres ils fassent une grande ou-1verture, fans cependant faire delgrands éclats.

De quelque maniéré qu’on place |les fourneaux, il faut soigneuse-ment observer de faire répondre Itoutes les saucisses à un même point Iqu’on nomme le foyer.

FOURNIMENT est unepoi-Ire à poudre, contenant environIune livre, pour amorcer les pièces. |II doit être fermé avec un bon ref-lfort de cuivre crainte du feu. 8a Imatière est de corne, ou de cuirlbouilli.

Le fourniment aux Trouppes estlaudì ce qui leur sert pour mettre laipoudre dont ils chargent leurs fuJfils, carabine, ou mousquet. LesJ

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