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Tome I.
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1101-1102
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FOU F R A

F R A

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F O U R U R E est le revêtementdes planches, qui couvrent le de-dans du'corps des Galères, & grandsBâfunens à rames.

F O U R U R E S des cables, &des principales manoeuvres : ce fontdes fils ou cordons de vieux cables,que l’on met en tresse, ou petitenate, pour enveloper les cables deservice, & toutes les manœuvres,que l’on veut empêcher de s’user.II y a une toile cousue sur lafeurure.

FOYER de la parabole est unpoint dans l’axe, dont la propriétéest que l’ordonnée tirée de ce pointest double à la partie de Taxe ren-fermée entre ce point & la ligneparabolique.

FRAICHEUR : on dit qu’unNavire cingle avec bonne fraîcheur,pour dire que le vent est égal & rai-sonnablement fort.

FRAICHIR en terme de ma-rine, c’est redoubler & augmenteren matière de vent : le vent fraî-chit, c’est-à-dire, reprend ses for-ces, & commence à devenir forcé.

FRAIS, OU VENT FRAIS,c’est un vent favorable. On dit :Nous eumes un beau frais toute lamatinée : le lendemain nous fûmesportés d’un vent frais jusqu’àmidi ;après il fut échar, & fur le soir ildevint forcé.

FRAISER un Bataillon, c’estborder de piquiers toits les Mous-quetaires d’un Bataillon, & lescouvrir en présentant la pique,pour arrêter les efforts de la Caval-lerie,si elle veut venir à la charge dansune plaine. II n’y a plus dépiqués,mais la bayonnette au bout du fusilfait le même effet.

FRAISES sont des’pièces debois longues de six à sept pieds,dont on enfonce à peu près le tiers,ou la moitié dans la muraille desPlaces de guerre un peu au - dessousdu cordon ; & dans les Places nonrevêtues, on les plante dans la par-

tie extérieure du rempart, vers lepied du parapet. De quelque façonque ce soit, elles sont posées à peuprès parallèles au rez de chaussée,& penchent un peu en bas, afinqu’on ne puisse marcher dessus fansglisser. Elles empêchent les escala-des de l’ennemi, & les désertionsde la garnison.

FRANCHES, les Compagniesfranches ne sont point en corps deRégimens, elles ont chacune unchef, qui est le Commandant. Enteins de guerre elles sont de centhommes. Ces Compagnies fran-ches sont composées de Dragons, deHussards & de Fantassins : On lesemploie à faire des incursions furle Pays ennemi ; & en teins deguerre ils font, à proprement par-ler, fur terre ce que les Pirate»!font fur mer. On appelle Parti-]fans, ceux qui fervent dansCompagnies. Dans les derniere!guerres de Louis XIV. feu M. de ICroix pere de celui qui vit, a étê|fans contredit, le plus hardi, le plu:entreprenant, & le plus grand Partifan que la France ait eu.

Depuis Louis XI. jufqu’à Loui:XIII. les Villes, outre les somme!qu’elles donnoient pour l’entretierdes Trouppes, avoient encore de:Compagnies de Gens de guerrequ’elles entretenoient pour leur défenfe particulière sous le nom dCompagnies franches.

Ces Compagnies alloient augmenter les Armées pendant une campa-gne, & venoient ensuite tenir g;nison dans leur Ville. II n’ypoint de Villes considérables, qujn’ayent conservé quelques-unes dces Compagnies. Elles les ont soule nom d’Archer s , & ne sont plu:destinées pour aller à la guerre!Mais quoiqu’elles ne servent plu:qu'à garder les Maisons de Ville,à faire montre dans les fêtes publ:ques, cela n’empêche pas qu’ellelne soient des restes de la Milice diM m 4 Francs