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fnimier par-là la subsistance aise'erie l’Année ennemie. On envoyeìuíTi les bestiaux dans les lieux lesplus éloignés de PEnnemi, & su-pant qu’il se peut, cn les couvre deçrandes rivières, où ils trouventplus de sûreté, & une subsistanceplus aisée.
[ Si la Guerre défensive n’est pas ab-solument imprévue, & qu’on aitm-nioins quelques mois pour s’ynrcparer, on employé ce tems à le->er des Trouppes, à assembler desmunitions de guerre, à réparer lesfortifications des Places, dont la[bnservation est la plus nécessaire,bit pour donner une occupationtrieuse, ck de durée aux forces deÍEnnemi, soit pour la conservation[les meilleures contrées du Pays,pit pour se garder une entrée librefiu secours des dehors, ou mêmef ne.- entrée dans le pays ennemi,fini force l’Assaillant à former unIbrps en arriéré pour empêchertison ne fasse de* grandes coursesmus son propre pays, & qu’on neBatte ses convois.
I Ce qu’on vient de dire régarde1s précautions du dedans ; cellesli dehors consistent en négociationspur des secours des Puissances voi-jnes’, pour des levées étrangères,pur des diversions éloignés,j Cette nature de guerre dans fapnduite consiste entièrement dansj capacité du Général, qui la soû-cnt. Son attention particulièrepit être à ne se point commettre, àluitiplier de petits avantages, àTerrer son Ennemi dans ses four-pges, & PobJigcr à ne les faire or-mairement qu’avec de grosses[cortes, à battre ou écorner sesmvois, à lui rendre le passage desvitres & des déistes difficiles, à lenir ensemble : s’il veut attaquerleîque Place, y jetter quelques■tits secours avant qu’il l’ait inve-íe, pour ranimer le Peuple & laarnison; enfin à ne chercher dans
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ce commencement qu’à se faire respe-cter de l’Ennemi par son activité, &sa vigilance, à le rendre circonspectdans ses marches, & même dans sonCamp, & qu’à gagner du tems, &lui en faire perdre.
Avec tous ces foins un Généralhabile ranime les cœurs de sesTrouppes & du pays, & donne àson Prince le tems de rétablir sesaffaires, pour balancer dans la fui-te le succès, & changer la naturede cette guerre toujours triste à ce-lui qui est forcé de la soutenir.
11 y a une troisième espèce deguerre dcjenstve, qui est celle, quivient par des malheurs, comme parcelui d’une bataille perdue. UnGénéral à qui est arrivé ce malheurpar le caprice seul de la fortune,pourvois le plus promptementqu’il lui est possible aux choses, quilui font nécessaires pour remettreses Trouppes en état ou de se pré-senter à l’Énnemi, ou de s’opposerà ses progrès.
S’il est ouvert & dégarni de Pla-ces fortes , il abandonne le paysà l’Ennemi, & se retire loin de luia couvert des bonnes places ou desrivières.
S’il sc trouve quelque place, qu’ilpuisse soutenir, & qui ne puifleêtre enlevée que par un siège dansles formes, il y jette un corps ri’In-fanterie, & fait consumer à ce sié-gé tout le plus de tems qu’il sc peut,afin de trouver par-là celui du ré-tablissement de son Armée battue.
Si le Pays est ferré & coupé derivières, il dispute à PEnnemi tousles défilés & passages desdites riviè-res , mais avec circonspection & demaniéré, qu’il n’engage point uneaffaire générale, jusqu’à ce qu st aitregagné un peu d’égalité de forces,soit par les hommes, qu’il aurafait perdre à PEnnemi dans cespetites affaires, soit par des se-cours qu’il aura reçis.
La Guerre ofsenfve doit être me-**' ditee