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ditée Iong-tems. Le secret avantqu'elle éclate, le projet & l’ordredans les entreprises, dès qu’elle au-ra éclaté sont les deux partis qui enrendent le succès heureux. II y ades précautions à prendre tant à l’é-gard du dehors que du dedans.
Les précautions au-dehors sontles alliances, & les sûretés pourn être point troublé dans l’expédi-tion méditée ; les levées étrangè-res, soit d’hommes ou de chevaux;les achats de munitions de guerre,fi on ne les a pas dans son pays, soitpour augmenter celles qu’on a, soitpour les ôter à l’Ennemi.
Les précautions au-dedans sont lafureté des frontières éloignées, lalevée scerette dcsTrouppes nouvel-les, l’augmcntation des vieilles, lafourniture des magasins de guerre& de bouche, la construction deschariots d’Artillerie, & de vivres,la levée de leurs chevaux, qu’ilfautfaire autant qu’il est possible chezles voisins, tant pour leur ôter les-dits chevaux, que pour garder ceuxde son pays pour l’usage de la Ca-vallerie, & les équipages particu-liers des Officiers.
Le secret avant que l’entrepriseéclate est absolument nécessaire,non-seulement pour n’être pointtroublé du côté des frontières éloi-gnées, mais auiïì atìn que l’Enne-mi, qu’on veut attaquer, ne puissepas démêler par ou on veut com-mencer la guerre. On met les dé-pôts de vivres & d’artillerie à uneportée, qui donne également ja-lousie h plusieurs Places des Enne-mis, afin de les obliger, en parta-geant leurs forces, de n’avoir lel-dites Places qti’à demi garnies.
L’ordre dans les entreprises estencore nécessaire à suivre pour plu-sieurs raisons principales, qui dé-pendent de l’arrangeinent qu’on s’estfait pour l’administration des vi-vres, & munitions de guerre sui-vant la nature du pays, que l’on
veut attaquer. Ce pays est où bordé de places fortes, ou ouvert,coupé de rivières, ou chargémontagnes, ou de bois, & coupide défilés ; ou pays de plaines, oimêlé de toutes ces différentes cl:ses, qui emportent après elles didifférens projets, & un ordre dférent dans l’exécution.
Si le Pays est bordé de places fortes, on attaque le quartier quidonne une entree libre, & qui poi"te avec plus de facilité vers la C:pitale, à qui il faut, autant qu’iest possible au commencement deguerre, faire voir l’Année, asin d’jjetter de la terreur, & tâcher pailà d’obliger l’Ennemi de dégarni]quelques-unes des places de la lrontierc, pour rassurer le cœurPays.
On retombe ensuite fur les Placedqui ont été dégarnies ; on ouville pays attaqués on fait porte|dans ces Places âpres leur prise, tles dépôts qu’on a dans les sienneafin de faire la guerre avec plus d|commodité.
On a une Armée beaucoup phiforte en Infanterie, qu’en Cavalleric ; on prend des mesures poufaire lever de Plaisanterie nouvelledès que le dessein aura éclaté, q>«jettée d’abord dans les Places conlquises, & mêlée avec une partie dlla vieille, qu’on aura tirée de 17niée, sc forme, & se met en étade servir en campagne PamiéJsuivante.
Si le pays est ouvert, on est foren Cavalleric, asin de pénétrer aveplus de diligence jusques dans soicentre, & de pouvoir faire des deftachemens pour conduire les corvois en sûreté. II suílit en ce cade mettre seulement de l’Infantcrildans les Châteaux, ou petites Villes, qui assurent les chemins deconvois.
Lorfqu’on a pénétré le plusavanllqu’on a pu faire commodément, o|Rr 4 campl