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Tome I.
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1265-1266
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Prince qui veut conquérir, qui luifait prendre des mesures justes pourconduire son entreprise à une finheureuse en composant son arméecomme il lui convient.

Si l’Ennemi qison attaque a étésurpris par l’entrée des Trouppesdans son pays, on use d’une grandediligence pour se placer le plusavant qu’il est possible, de maniéréqu’on empêche qu’il ne rassembleles Trouppes qu’il a en divers en-droits de son Etat, & en cas quel’ennemi puisse se rassembler à lafaveur de quelque riviere, il fautautant que la prudence le permet,passer cette riviere, & combattrel’ennemi, avant qu’il ait rassembléses Trouppes.

Une bataille dans un commence-ment de guerre donnée à propos, endécide presque toujours le succès ;ainsi on ne doit pas hésiter à la don-ner, si l’Ennemi par quelque mou-vement, pour mettre ses forces en-semble, se met à portée de risquerun événement.

S’il sépare ses forces & ne songequ’à gagner du teins, soit pour le-ver des Trouppes chez lui , soitpour tirer des secours étrangers, ilfaut s’attacher à une entreprise ai-sée a garder & se renfermer dans debonnes lignes de circonvallation,dès qu’elles seront faites n’y laisserque ce qu’il faut d’Infanterie pourprendre commodément la Place, &s’avancer avec le reste de l’Arméedans le pays, à portée pourtant deprotéger le Siège autant que la pru-dence le peut permettre par rapportau lieu, où seront les forces de l’en-nemi qu’il faut toujours avoir de-vant soi, afin de n’avoír aucuneinquiétude pour le siège.

Les avantages de cette dispositionrésident tous dans les fautes, quedans le commencement d’une guer-re imprévue, un ennemi peut faire,dans la capacité d’un Général, quifçait en profiter, dans celle des

Officiers Généraux, à qui il commal’exécution de ses desseins panticuliers.

Si l’Ennemi peut être promptdment secouru, on examine d’avanclpar quel nombre, & par quelle nêfture de Trouppes il peut l’êtraafin qu’après les secours arrivés, olne cesse pas d’être toujours suparieur, sans quoi i’entreprisc de celte guerre passeroit toujours averaison pour téméraire & imprudenté.

L’état des affaires du Prindqu’on veut attaquer, par rappojaux Finances, mérite encore deconsidération. S’il est pauvre todest aisé à entreprendre contre lu]On ménage ses sujets, on lesdébauche, autant qu’il est possib]de le faire, par douceur, oules met hors d’état de pouvoir aflster leur Prince.

S’il est riche par les trésors quiaura amassés, ou par les facultés <ses sujets, on l’attaque vivemeron forme plusieurs entreprises àfois. On traite son peuple avddouceur, on le décharge des imp]sitions qui lui auront été les pluodieuses, & on leur donne ton]assurance pour ce qui régarde la freté, & la facilité dans leur conmerce. Voilà en général ce q^se peut dire sur les maximes deGuerre offensive.

La GUERRE ENTRE P U I iSANCES e'gales est celle:laquelle les Voisins ne prenneipoint d’intérêts, tant que les Paties n’ont point de trop grainavantages les unes fur les autreielle ne doit jamais être de durspour en retirer quelque avantagCette guerre est pour les régies coiforme à toutes les autres. Onpeiseulement poser pour maxime daila présente espèce de guerre queGénéral le plus vif & le plus pénitrant l’emporte toujours à la longifur celui qui ne possède pas ces quR r ; lit.