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Tome I.
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1267-1268
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lites au même degré, parce qu’iljnultiplie tellement les petits avan-tages par son activité & sa pénétra-tion , qu’k la fin ses succès légerslui en procurent un grand &décisif.

Un Général continuellement at-tentif à se procurer la supérioritépar de petits avantages, arrive tou-jours k son but qui est celui de laruine de l’Armée ennemie : all-oue! cas il change la nature de cetteguerre, & en fait un offensive, ce|ui doit être le grand objet dean Prince.

La GUERRE DE SECOURStst celle dans laquelle un Prince se-joure ses Voisins à cause des Allian-|es & des engagemens qu’il a avec|ux, ou pour les empêcher de suc-lomber sous la puiffance d’unsouqueront.

Si c’est en vertu de Traités, il lesjbserve religieusement, en fournis-pnt le nombre de Trouppes prê-trises , & même en offrant de l’au-hnenter, s’il en est requis, ou enIttaquant lui-même l’ennemi eom-ìun, s’il est en état de le pou-|oir faire.

Si c’est pour empêcher ses Voi-|ns de succomber sous une puiffan-:, qui après fa conquête pourroit[si donner de l’ombragc, il a pill-eurs mesures k garder pour ses in-térêts particuliers. La principaled’exiger d’eux quelques Places deireté de peur qu’ils ne faffent leuraix k son insçu, ou à son préjudice,apposé que son Etat soit contigu àelui qui est attaqué.

Le Général que le Prince choisitaur le commandement d’un Corpsiiixiliaire, doit être sage & prevo-ant. Sage pour maintenir ladisci-line dans son Corps, & que lerince Allié ne fasse point deladite contre lui : prévoyantaur que ses Trouppes ne tombentaint dans aucun besoin pour leuribíìstance, qu’elies ne soient expo-

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fées au péril de la guerre, qu’avecproportion de ses forces avec cellesdu Prince Allié, & enfin pour qu’ilne se passe rien k son insçu dans lecabinet du Prince Allié, qui puisseêtre préjudiciable k son Maître.

La G U E R r e CIVIL K est tou-jours malheureuse pour le Princequi la soutient. Elle peut avoirdifférentes origines. La dureté duGouvernement, tant politique, qu’Ecclésiastique, les factions & í’arn-bition des Grands dans une Mino-rité, ou sous un régne foible, d-lesintelligences d’un ennemi attentif àsusciter des affaires au dedans, à unVoisin qu'il veut attaquer, où con-tre lequel il est en guerre.

* GUERRE: Envoyer des déta-chemens à la Guerre, c’est les déta-cher pour prendre langue & pourtâfcr les postes avancés de l'arméeou de Corps ennemi.

Aller à la guerre, c’est aller e»détachement.

Faire la Guerre à l’ceil, c'est épiersoigneusement tout ce qui se passedans le voisinage du poste que l’onoccupe , pour profiter des moin-dres bévues de l’ennemi, sens rienhazarder tîc sons compromettre sespropres forces.

Petite Guerre : on nomme ainsiles Courses que fond les partis déta-chés de côté & d’autre, pour sur-prendre ou inquiéter l’ennemi ; &quelquefois sous ce nom, on faitsentir k outrance toutes les calami-tés de la guerre à un pays que l’ons’est proposé d’abimer.

GUET de la mer: c’est lagarde que les Habitans des Paroissessont tenus de faire fur les côtes oudans les villes, châteaux, & placesfortes situées fur la mer. En pa-reille occasion le signal ordinaire sedoit faire de jour par fumée, & denuit par feu.

* GUETTE; Les charpen-tiers donnent ce nom k un poteauincliné, qui sert à diverses sortes

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