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eut une si heureuse suite, que ceCorps joint à la Gendarmerie for-ìnoit une Armée invincible. LeRoi y créa quatre Capitaines Géné-raux pour la commander, quiavoient chacun 4000. Archers, quiétoient divisés par Compagnie de500. â chaque Compagnie avoitunCapitaine particulier avec les autresOfficiers.
Le prémier Capitaine Généralétoit nommé par Sa Majesté & re-préscntoit à peu près ce qu’a été de-puis le Colonel. Ces 16000. Ar-chers étoient tirés des quatre partiesdu Royaume.
Cette nouvelle Infanterie ne de-meura fur pied que vers la fin durégne de Louis XI. & ce fut fouscelui de Louis XII. qu’ellc commen-ça à former l’éclat, dont elle jouitaujourd’hui ; plusieurs Seigneurss’étant chargés d’en lever pour l’ex-pédifion de Naples.
O11 vit alors, comme dit Brantô-me, plusieurs Gendarmes quitterla lance pour prendre la pique :c’est-à-dire, que les Seigneurs &Gentilshommes commencerent àservir dans /’ Infanterie , où ilsavoient refusé auparavant de pren-dre de remploi, parce qu’elle n’é-toit composée que des personnesd’une naissance médiocre. Cettenouvelle levée se lit à l’ordinairesous le nom de Compagnies, L nonde Régimens. Les moindres Com-pagnies étoient de 500. hommes, &d’autres montoient jusqu’i 3. ou400c. hommes.
L'Infanterie étoit encore en cetétat, lorsque François I. à l’imita-tioi» des Romains institua des Lé-gions , qu’il fixa au nombre de sept.Chacune étoit composée de 6000.hommes & faisoient en tout 42000.hommes.
Ces Légions ne durerent qti’uncertain teins. Elles furent casséespour établir à leur place des Com-pagnies fous le nom de Bandes.
Ces Compagnies étoient de 3.3400.hommes, & chacune fous le com-mandement d’un Capitaine.
Outre cette Infanterie , qui a sub-sisté fur un bon pied jusqu’au ré-gne de Henri IV. il y en a eu uneautre qui a subsisté jusque sous lemême régne fous le nom d’Avant u-riert. Voila à peu près ce qu’a étél’Infanterie Françoise depuis qu’ellefut établie fur un pied réglé, jusqu’àl’institution des Régimens. VoyezLEGIONS. BANDES. REGI-MENS.
INFANTERIE étrangère. 11y a long-tems que la maxime de seservir de Trouppcs étrangères estétablie en France.
Dès le régne de Philippe le Belon y en a vu paroître, suivant letraité, qu’il fit pour ce sujet avecJean de Bailleul, Roi d’Ecosse, EricRoi de Norvcgue, Albert Ducd’Autriche, & plusieurs autres Prin-ces d’Allemagne, ât Humbert Dau-phin de Viennois.
Philippe de Valois s’en servitausfi,& Louis XI. fut le prémier, qui pritdes Suisses à son service. Depuisce teins il y a toujours eu dans leRoyaume, des Régimens Suisses,Allemans, Italiens, Catalans, Irlan-dois, & autres Sujets de la GrandeBretagne.
INFANTERIE Turque. El-le est composée de différens Corpsqui ne font pas tous des Trouppcsd’élite. Elle est divisée prémiére-ment en Capiculy & Seratculy. La mi-lice Capicu/y est subdivisée en “Ja-nissaires, Agcmolans , Topeys , Gf-begys, & Sakkas , voyez JANIS-SAIRES. Ecoles des Agcmolans,ou Novices des Janissaires, Topeysou Canoniers Turcs, Geicgys ouArmuriers T ures, & Sakkas au nomde Porteurs (Peau?
Pour l’Infanterie Serratculy elleest composée des Azzaps , des Iza-relys , des Seimenys , des Lagumgys,& des Mufelíims. Je vais parler ici
dc