Band 
Tome II.
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717-718
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R A B

R AB ANS , ternie de marine,ou commandes, font de pe-tites cordes de merlin quiservent à ferler les voiles, d àrenforcer les autres manoeuvresChaque Garçon de Vaisseau estobligé fous peine de châtiment deporter toujours des rabant à faceinture.

RABLE en terme de Marine,font des pièces de bois qui traver-sent le fond des Bateaux , & yfont le même effet que les varan-gues dans les Batimens de mer.C’est fur ces pièces de bois, quifont rangées comme des solives,qu’on attache les femelles, planches& bordages du fond.

R A B L U R E, terme de marine,est une entaille, ou cannelure quele Charpentier fait tout du longde la quille pour embo'éter lesgabords.

RABOT : c’cst un outil deCharpentier , qui sert à polir lebois; il est fait d’un morceau debois fort poli en-dessous, qui luisert de fût, au milieu duquel estune lumière par où passe un fer,ou un ciseau incliné d fort tran-chant, qui emporte les inégalitésdu bois fur lequel on le fait couler.I! sert aulïï pour ragréer fur la finde l’ouvrage. II y a aussi de grosmlots , dont les Charpentiers fefervent pour dresser d placer lespoutres, solives, d autres grossespièces de bois. Cet outil est utile,tant pour la construction des Vais-seaux, que dans PArtillerie, c’est-à-dire, pour la construction desbatteries , affûts, Le.

RACAMBEAU : c’est un an-neau de fer fort menu, par lemoyen duquel , la vergue d’uneChaloupe a voile quarréc, est assit-

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jettie au mât, & qui lui sert deraccage.

RACCAGES,terme de marine,font de petites boules de bois, en-filées l’une avec l’autre, comme desgrains de chapelet, d mises à l’en-tour du mât, vers le milieu de lavergue qui porte fur ses raccages ,pour courir plus librement fur lemât. La vergue des lìvadieres n’apoint de raccages, car on ne l’a-méne point.

RACHAT du Pain : c’est unusage dans les vivres de faire ledécompte aux Trouppes du painqu elles laissent à chaque distribu-tion entre les mains du nnmition-naire. Ce pain est celui que leRoi accorde aux Officiers par l’étatde campagne, d qu’ils ne consom-ment point aimant mieux mangerdu pain blanc qu’ils achetent pourleur table.

II y a eu des occasions où leMinistre de la Guerre a fixé lui-même le prix du rachat du pain ,quand il ne le fait pas, c’est leDirecteur Général des Vivres quile fixe, d toujours fur un piedhonnête eu égard à celui qu’il re-çoit du Roi. Par exemple , si sontraité est à trente deniers , il endonne ig. aux trouppes, d" 24. auxOfficiers Généraux. L’ufage est degratifier ainsi ces derniers de quel-que chose de plus à cause des ser-vices continuels qu’ils rendentaux vivres.

Quand il reste du pain aux Offi-ciers Généraux, c’cst que leursValets ne peuvent consommer laquantité que le Roi leur en donne,d il leur est permis de le revendreà qui il leur plaît. Le Munition-naire s’en accommode toûjours,soit en argent, soit en farine sine,7. 4 qu’il