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être affirmés par le ferment duCapitaine.
LETTRES de Santé : Paten-tes de Santé. Quand ia peste infe-cte quelque Pays, les Navigateursne manquent pas de fe pourvoir deLettres de Santé, dans lesquelleson marque le nom du Capitaine &d» Maître, & le nom du Vaisseau,d’où il est, le lieu de fa destination,& en quoi coulisse fa charge.
LEVANT, veut direí’Orient;niais en terme de Marine, il signi-fie la mer Méditerranée. Ainsinous disons : Vice-Admirai duLevant, Escadre du Levant, Mersdu Levant, Officier Levantin, Equi-page Levantin.
LEVEE des Trouppes : enrô-ler des hommes pour le Service Mi-litaire, est une chose qui s’est pra-tiquée dans tous les teins.
Par les constitutions primitivesde chaque Peuple, tout hommedans l’âgc de porter les armes lesdevoit porter quand il e'toit besoinde défendre sa Patrie.
Dans les premiers tems du mon-de, les Peres de famille, qui avoientune autorité souveraine sur leursenfans & fur leurs domestiques seservoient de ces fortes de person-nes, & s'cn compostaient de petitesArmées, quand ils étoient obligésd’en venir à une guerre. Cet exem-ple fut suivi, quand il y eut desDominations formées. 11 y a en-core des Peuples qui vont tous à laguerre, & qui ne laissent pour lagarde de leurs foyers, que les vieil-lards , les femmes cV les enfans.
Mais la maxime des Peuples sages,tels que furent entr’autres les Ro-mains, n’étoit que d’employer à laguerre une partie de leurs Sujets, &ceux qui leur paroissoic-nt les pluspropres à ce métier. Ils faifoientdes Assemblées Nationnales, quandil s’agissoit d’autorifer ce que leSénat avoit arrêté de faire pour lebien public.
Ces Assemblées s’appelloicnt Co-mices, dc c’étoit-là qu’ils cnrôloientleurs Citoyens, pour comp.ofer lesLégions qu’une guerre qu’ils avoientà entreprendre ou à soutenir , lesobligeoit à lever. Toutes les Tri-bus ou Curies, qui couiprcnoientle total du Peuple étant assembléesen Comices, faction d’en venir auxEnrólemens commençoit par la pu-blication qu’un Prceco ou Hérautfaisoit de ce qui s’alloit faire.
II y avoit deux manières de faireles levées. L’uue étoit l’ordinairefaite en vertu de la loi, qui sou-mettoit tout homme d’un certainâge au Service militaire. L’autrelevée étoit Pextraordinaire. Celle-ci avoit lieu, lorsque par la levéeordinaire, on n’avoit pas suffisam-ment de Soldats, & qu’il étoit be-soin d’en avoir davantage.
La levée extraordinaire, nomméeencore évocation, se faisoit ainsi.Un Orateur monté sur la Tribuneaux Harangues, après avoir faitconnoître la nécessité, où l’on étoitde mettre fur pied de nouvelles Lé-gions, & après avoir exalté le mé-rite qu’auroient ceux qui s’engage-roient pour la guerre, qui étoitcause de la levée, qui s’alloit faire,laissoit le soin à deux des princi-paux Officiers, nommés pour com-mander les nouveaux Soldats d’a-chever la cérémonie.
Ceux-ci déployoient alors deuxDrapeaux, & crioient : Que r euxqui aiment te salut de la Rcpuhlijuene tardent d se joindre à nous. L’unde ces Drapeaux de couleur rougeétoit la marque de PInfanterie, &l’autre de couleur bleue étoit lamarque de la Cavallcrie. On lais-soit aux sujets, qui vouloient s’en-rôler par pur zélé la liberté de choi-sir un Service conforme au goût dechacun d’eux. Ainsi les uns fe ran-geoient sous le Drapeau de PInfan-terie , & devenoient par-là Fantas-sins , & les autres en fe rangeantE L fous