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ver, songe à établir leur route poury aller. A cet effet, il fait partirdeux Commis Haut-!e-pied des pluscapables & des plus side'les, ausquelsil fait délivrer de l’argent pour fai-re des provisions de foin & d’a-voine dans les lieux de cette route,lorsqu’on ne trouve pas des gensqui veuillent s’obliger à les fournir.
L’ordre qu’on délivre à ces Com-mis contient les lieux par où leséquipages doivent palier, les quan-tités de foin & d’avoine qu’ils doi-vent consommer dans chaque lieu,les dates des jours qu’ils y pall'e-ront, & combien d’équipages àla fois.
On établit deux routes différen-tes, si le nombre des Equipages estgrand pour les faire subsister pluscommodément, pourvu néanmoinsqu’elles ne soient pas éloignées Pli-ne de Pautre, ou plutôt on les par-tage à droite & à gauche de la rou-te, a lin que le Capitaine qui en atoujours la conduite ne les perdepas de vue.
Dès que l’ordre du licenciementest donné, il faut faire partir lesEquipages pour éviter les frais quifont toujours fort grands fur la fron-tière, à cause de la prodigieuseconsommation que les Trouppesfont, ce qui enchérit les denrées.
LICENCIER, c’est donnercongé à des Trouppes, Militesmijìos fccere.
* LICTEUR, c’étoit le nomde douze Officiers de PAncienneRome qui marchoient devant lesConsuls, portant des haches enve-loppées dans des Faisceaux de Ver-ges , Ôc toujours pfêts à délier lesfaisceaux pour fouetter les crimi-nels ou leur trancher la tête. LesLicteurs servoient aidll à faire ou-vrir la foule pour le passage de leursMaîtres. Lorsqu’ils marchoient de-vant un Général à qui l’on avoitdévoué les honneurs du triomphe,leurs faisceaux étoient entrelacés debranches de Lauriers.
* LIDE, on nomtnoit ainsi uneancienne machine de guerre, quiservoit à lancer des pierres.
LIEGE : c’est un arbre tou-jours vert, & qui à une écorce fortépaisse, laquelle sert à soutenir lesfilets des Pécheurs, & quelquefoisk faire des bouées pour les ancres.On s’en sert aullì à faire des tam-pons de canons & des bondes pourles basiques.
LIENS: les liens dans unegrue, sont les bras qui appuyentl'arbre : ils font au nombre dehuit assemblées par le bas dans l’ex-trémité des racinaux, & par le hautcontre l’arbre avec tenons tfc mor-taises , avec abouts. Lien de fer:c’est un morceau de fer méplat, quiest coudé ou cintré : il sert à rete-nir une piéce de bois dans un assem-blage de charpenterie. Lien dugouvernail, c’est un lien de fer, oudeux, qu’on met autour de la têtedu gouvernail.
LIEUE: c’ est un espace deterre considéré dans fa longueur àmesurer le chemin & la distance d’unlieu à Pautre, & contenant plus oumoins, selon le différent usage desProvinces & des Pays. O11 se sertaussi de ce terme sur mer, pour me-surer par éstime , & les luttes sontdifférentes selon les Nations. Laplus commune mesure est d’unc heu-re de chemin. Un degré du Cielrépond à quinze lieues d’Allemagnesur terre, & à vingt lieues de Fran-ce , & c’est par - là qu’on mesure lesdistances fur mer.
LIE U R E S, en terme de char-penterie, ce sont des pièces de boiscourbes par un bout, qui fervent àélever les bords d’un Bateau foncetavec les clans ; c’est comme les ge-noux dans un Navire. Licure ousaisine de Beaupré : ce sont plu-sieurs tours de corde, qui tiennentl’aiguille de l’éperon avec le mâtde Beaupré.
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