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Tome II.
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169-170
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L O G

x 69 LIS LOF

LISSE, terme dc marine, est1111 assemblage de longues, & de gros-ses pieces de bois , mises bout àbout l une de l’autre dans le corpsdu bordage, en façon de ceinturepour faire Ja liaison des membres &des pièces de charpenterie, qui for-ment le corps du Bâtiment. Leslisses font posées parallèles les unesaux autres.

LISSE de Hourdy, ou barred’arcasse, terme de marine, est ledernier des beaux de l’arriere, quifait raffermissement de la poupe, &qui doit être élevée à la hauteur dufeuillet des sabords de la sainteBarbe, deux ou trois pieds au-des-sus de l’étambord. Sa longueur està peu près des deux tiers du maî-tre beau.

LISSOIR se dit d’un assembla-ge de plusieurs tonneaux attachésensemble, dans lesquels on met lapoudre destinée pour la chasse, &qui tournant par le moyen d’unmoulin, la remué de maniéré qu’el-le devient lustrée & plus ronde, &d’un grain plus égal que la poudrede guerre.

LIT de rivière : c’est le canalou l’espace dans lequel coule unerivière entre les deux marées. Litde marée, ce font des courant rapi-des, qui se trouvent en certainslieux de la mer.

LIT de vent, ou vent de bou-line, terme de marine, est un airde vent distant du lieu de la rou-te par un intervalle de cinq à sixrumbs.

LOF, en terme dc marine estune moitié du vaisseau, considéréepar une ligne, qui le diviseroitéga-lement de proue à poupe, laissantune moitié à stribord du grand mât,& l’autre moitié à bas-bord.

Aller au Lof on à la bouline,c’estaller au plus près du vent, cher-cher l’avantage du vent ; être aulof, c’est être au vent, être fur levent pour sc maintenir ; tenir le

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lof, ou se tenir au lof, c’est gar-der le vent, serrer le vent, pren-dre le vent de coté.

A11 lof, terme de commandementpour dire qu’on aille au plus prèsdu vent, qu’on le maintienne, &qu’on en cherche, ou conserve l’a-vantage.

LOGE: c’est le nom qu’on don-ne aux appartemens de certains Of-ficiers inférieurs, dans un Vaisseau.On dit loge de l’Aumônier, loge duMaître Canonier.

LOGEMENT d’un homme deguerre est la place qu’il occupe chezle Bourgeois, ou dans des Casernes.

' L’origine des logemens, & usten-siles des Gens de guerre remonte àLouis XII. en 14518. comme il pa-roi t par une Ordonnance de ce Prin-ce donnée le 20. Février 1514.

Louis XIV. en 166;. ordonna queles Garnisons, qui auront été ré-glées, ne fussent point changées, sice n’est par ses ordres exprès ; &

voulut que les Maires, & Echevinsde Villes, les Syndics, ou princi-paux Habitans à leur défaut procé-deroient en toute diligence, lors del’arrivée des Trouppes, à leurs lo-gemens avec égalité & conscience,à peine d’en répondre en leurs pro-pres & privés noms.

Par une autre Ordonnance deLouis XIV. en 167;. les Trouppes,qui marchent doivent donner avisdeux ou trois heures par avance deleur arrivée, dans les villes, & lieux,où elles ont à loger : & les Offi-

ciers de ville, ou principaux Habi-tans font obligés de se tenir prêtspour en faire une revue exacte. 11leur est enjoint de ne passer que lesprésens, & effectifs, tant Officiersque Gendarmes , Cavaliers , Dra-gons , ou Soldats. Par une troisiè-me Ordonnance de Louis X>V en1684. les Intendans font déclarésJuges souverains pour ce qui con-cerne le logement des Gens deguerre.

LOGE-