MAN
MAN
222
221
y a des Mandarins lettres, qui sontchargés de l'administration de la Ju-stice ; & des Mandarins militaires,
qui commandent la milice. Cettenoblesse n’est pas héréditaire. ToutMandarin est choisi, après de longsexamens, pour Tordre auquel il estélévé ; & les grandes Villes deTEmpirc ont des Collèges où se fontles études qui donnent droit d’afpi-rer à ces hautes conditions.
M A N E A G E, c’est une forte detravail des Matelots qu’on appelleMnsi, à cause qu’il se fait avec lesmains. C’est la chqrge, & déchar-ge, qu’ils font obligés de faire desplanches, du terrein, du poisson,tant vert que sec, fans qu’ils enpuissent demander aucun salaire auMarchand.
MANGER du sable : avoirmangé du sable : cela se dit d’unTimonier, qui étant au Gouver-nail a secoué le fable de l’horlogepour le faire passer plus prompte-ment , ou qui a tourné l’horloge,quoique le fable ne fût pas toutpassé.
MANGER: la lune a mangé,ou bien la lune mangera : c’est - à-dire que la lune dissipera les nua-ges : dont on parle. Cette maniéréde parler n’est que du commun desMatelots, mais pourtant fort enusage. Manger , être mangé par lamer, c’eft-à-dire que la mer étantextrêmement agitée entre par leshauts dans le navire, soit étant àTancre, soit étant sous voile.
MANIEMENT des armes,c’est l’exercice que Ton enseigne auxSoldats pour leur donner les dispo-sitions de corps convenables à tou-tes les actions de la guerre, commepar exemple manier les différentesarmes, sauter, monter à cheval,&c. Mais parce qu’on if oblige pasle Soldat à apprendre celles qui sontplus d’utilité particulière, que né-cessaires à une trouppe réglé, on lésert ordinairement du terme d’exer-
eice, pour signifier ce que le Sol-dat doit pratiquer indispensable-ment, c’est-à-dire , le maniementdes armes propres à la Trouppe oùil sert, & les diffèrent mouvementpar lesquels cette trouppe doit seformer, agir & se rompre. DansTissage le plus ordinaire cette partiequi comprend le simple maniementdes armes, retient le nom générald’exercice. Mais ces différons mou-vement qu’on peut faire pour for-mer ou transformer une trouppes’appellent évolutions , & les évolu-tions composent la plus considéra-ble partie de {'exercice de l’Infan-terie. Je renvois le Lecteur à ceque j’ai dit fur Texercice. Pour lesdifférons commandement de Te..er-cice, ils sont trop étendus p, urpouvoir leur donner place ici. c-pendant suivant Tordre alphabéthi-que on trouvera dans ce Diction-naire les pincipaux commandemcnsde cet exercice semés çà & là. Jeparlerai au mot salut, desmaniement du Sponton & duDrapeau.
Le Sponton, est Tanne des Offi-ciers d’Infanterie, & c’est propre-ment une demi-pique, dont on aun peu allongé le fer, qui est auílìplus pointu que celui de la pique.Sa longueur est de sept à huit pieds,qui est moitié des dernieres piquesdont on s’est servi en France. Dahsles derniers teins ou les avoit ré-duits à treize pieds & demi, de qua-torze ou quinze pieds de longueurqu’elles avoient auparavant : il yen avoit même eu autrefois de dix-huit pieds, & Ton tient que cellesdes Grecs étoient de vingt-quatrepieds entre le fer & le talon. Quoiqu’il en soit, le Sponton fe doitmanier pour la guerre, de inèmeque la pique. On trouvera, com-me je l’ai dit plus haut, sous le motSa/ut, la maniéré dont un Officierétant à la tête d’une trouppe quifait ferme doit saluer du sponton,
com-