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Ce mot manœuvre vient du Latinmanus opus , ouvrage de main.
MANOEUVRE en terme demarine, ne signifie pas feulementtout le cordage, qui sert à tenir lesmâts dans leur assiéte & à gouver-ner les vergues, les voiles, <àl'an-crage , mais il signifie ausli l’usage< 5 c le service de ces cordages, & letravail du Matelot.
II y a des gens qui ne veulent pasque les cables, & les haníie'ressoient comprises fous le mot de ma-nœuvres, & qui soutiennent (jue cemot est affecte' au Funin qui sertdans le Vaisseau, & non pas à celuiqui sert au-dehors, comme la han-iiére, & le cable. Cependantquand on parle de biter le cable, ondit que c’est une manœuvre, qui sefait sous le pont.
M A N OE U V R E de revers, vo-yez REVERS.
MANOEUVRE de hune, ouguindereífe est un cordage amare'augrand mât de hune, afin d’iffer &d’amener ce mât par la force ducabestan, lorsque le gros teins yoblige.
MANOEUVRER, c’est gou-verner & faire agir les cordages.
MA N OE UVRES coulantesou courantes, & manœuvres dor-mantes. Les manœuvres courantesfont les cordages, qu'on manœuvreà tout moment, comme les bras,les écoutes, les boulines, les car-gues, les collets, & leurs sembla-bles. Les manœuvres dormantesfont celles qu’on manœuvre plus ra-rement, comme les étais, les hau-bans, l’itacle, les gallaubans, & leurssemblables.
MANOEUVRIER est celuiqui entend bien la manœuvre. Ondit d’un brave Officier de marine,qiril n’excelle pas feulement pour lecommandement,mais qu’il est encoreun des meilleurs Manœuvriers, quisoient fur mer.
* MANSARDE. On appelleMansardes certaines fenêtres qu’onpratique dans un comble, que l’oncoupe & que l’on brise en cet en-droit , suppléant au défaut du véri-table comble, par un faux comblequi fait la partie supérieure de laMansarde : Ces fenêtres doiventleur nom & leur origine à FrançoisManfard un des plus célébrés Archi-tectes de la France.
* M A N T E A U. Le manteaud’une cheminée, c’est ce qu’on voitd’une cheminée dans une chambre,comme les jambages, le chambran-le, la gorge ou attique, la cor-niche , &c.
MANTEAUX: ce font lesdeux pièces d’une porte qui s'ouvredes deux cotés, comme il y en aaux chambres & aux.,dunettes desVaisseaux.
MANTELETS: les Mante-lets propres aux Sapeurs sont desmachines roulantes, qui ne con-viennent qu’à la sape. Pour fairedes mantelets, on cherche des rou-lettes de charmes à la campagne,auxquelles on met un essieu de 4. à
5. pouces de diamètre, fur 4. à ;.pieds de long entre les moyeux. Aumoyen de ces roulettes on assembleune queue fourchue de 7. à 8. piedslong à tenons & mortaises, dontles bouts sont arrêtés dans des en-tailles fur l’essieu par des chevillesou des clous qui les tiennent fer-mes. Les deux bouts traversés furl’essieu passent au travers du mante-let, qui est un assemblage de ma-driers de 2. pieds g. pouces de haut,fur 4. de large penchant un peu furl’essieu du coté de la queue, pourl’empêchcr de culbuter en avant.
Les madriers qui composent lesmantelets, sont goujonnés l’un àl’autre, A tenus ensemble par deuxtraverses de 4. pouces de large A’ de2. d’e'pais, auxquelles ils sont cloués
6. chevillés, & tout le corps dumantelet appuyé fur une ou deux
contre-