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celles de la réserve, suivant qu’ille juge à propos.
Tous les Officiers Généraux, lorsde l’approche de l’ennemi sont aeurs postes, tant pour mener aucombat les Trouppes qui leur sontcommises, que pour remédier auxinconveniens qui peuvent arriverdans l’étendue de leur comman-dement.
L’arrangement d’unc Armée prê-te à en venir aux mains, est toutdifférent de celui, qu’on lui donnedans les marches. Si elle marchoitdans une vaste plaine Parrangementpourroit être le même ; mais lesbois & les rivières, les Villages &les défilées que l’on rencontre, ob-ligent à séparer l’Armée en diffé-rois corps, pour la faire arriver enmême-tems à un nouveau camp ouà la vue de l’ennemi.
Ces marches sont dangereusesquand l’ennemi est en Campagne,parce que les Corps peuvent être at-taqués séparément. Mais on prendà présent une infinité de précau-tions qu’on ne prenoit pas autrefoispour prévenir les inconveniens, oupour y remédier. J’en ai parlé ci-deffus.
Les Maréchaux des Logis de l’Ar-mée fçavent parfaitement (du-moinsdoivent le savoir) la Cartedu pays.Ils ont sous eux des Capitaines desGuides, chargés du soin d’avoir plu-sieurs Guides du pays dont on fesert pour empêcher que les Troup-pes ne s'ègarcnt, sur tout quand lesmarches fe font pendant Ja nuit.
Les Officiers Généraux ont desCartes Topographiqucs 1 très-exactes.II v a des Travailleurs à la tête descolonnes, pour réparer les chemins,& pour faire des ouvertures ou ilen est besoin pour donner libre pas-sage. On fait des ponts avec uneextrême promptitude pour le passa-ge des rivières. On fait aller enavant des Partis & des gros détache-mens, pour tenir P Ennemi en re-
spect, & donner avis de ses mou-vemens. Enfin le Général disposefi bien la marche de son armée,qu’un Corps puisse être bientôt se-couru d’un autre, s’il est attaqué, &chaque Bataillon ne marche pointfans les Grenadiers à la tête ôc sonpiquet à la queue.
Quand on fait des marches for-cées pour prévenir quelque desseinde P ennemi, on a soin de fairetrouver des vivres dans les lieux,où les Trouppes arrivent, & toutce qui est nécessaire pour leur foula,gement dans ces fatigantes marches.
Les grandes Armées marchent or-dinairement fur trois colonnes, &suivant P ordre de bataille, que leGénéral a fait dès le commencementde la Campagne. Les Trouppes dela droite prennent le chemin de ladroite, les Trouppes de la gaucheforment les colonnes de la gauche.L’Artillerie, les vivres & les grosbagages sont ordinairement dans lecentre.
Quand on marche vers Pennemi,l’Artillerie marche toujours dans lecentre, excepté quand il en va uneBrigade à la tête de chaque colonne,précédée de quelques Trouppes ;mais le gros bagages marchent der-rière couverts du corps de réserve.
Dans un pays coupé de défilés onfait marcher des Dragons à la têtedes colonnes avec un détachementconsidérable des Grenadiers. Sil’Ennemi est derriere soi quand ondécampe, les Bagages, les vivres,PArtillerie, avec quelques Esca-drons pour leur sûreté marchentdevant, & les meilleures Trouppesavec une ou deux Brigades d’Artil-lerie sont pour Parriere-garde.
Si Pennemi est à côté, par exem-ple à la droite de PArméc, PArtil-lerie, les vivres, les bagages doi-vent marcher fur la gauche: si Pen-nemi est fur la gauche, tout celamarche à la droite.
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