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Tome II.
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Puis marchent les affûts des gros-ses pièces avec leurs armes attachéesdessus, & les autres haut-le - pied.Les mortiers vont après.

Enl’uite doivent marcher les cais-sons du Garde du Parc, du Trésor,du Maréchal des Logis, & du Ca-pitaine des Ouvriers, où sont con-tenus les outils à Ouvriers & à Mi-neurs, comme auílì les forges.

Suivent les Bagages du Généralde l'Artillerie & de tous les autresOfficiers de P Equipage chacun se-lon son rang. Ceux du RégimentRoyal Artillerie & de tous les Vi-vandiers de l’Equipage s’y rencon-trent auíïï ordinairement.

A leur tour marchent les pou-dres, les mèches, les sacs à terre,les cordages, les fusées à bombes& à grenades, les armes à l’épreti-ve, s’il y en a, les plombs, lesgrenades, les outils entonnés, lesaffûts à mortier, les bombes, lesboulets, chacun selon son calibre,les outils à Pionniers aulfi suivantleur ordre, & les charrettes haut-le-picd.

Pour empêcher P interruption decette marche, le Commandant deP Artillerie divise ses Officiers en cinqbrigades, dont le cinq plus anciensProvinciaux sont chefs. Les cinqbrigades partagent tout P équipage,& chacune amene au Parc la partdont elle est chargée cette journée,roulant entre-elles, & ayant alter-nativement la tête & la queue.

Ceux qui voudront un plus longdétail de la marche d’un Equipaged’Artillerie, peuvent consulter lesMémoires de S. Rémi.

MARCHE de P Armée Ottoma-ne. La marche n’ est autre choseque le mouvement d’une Armée in-struite dans l’Art de la Guerre. Ondivise ce mouvement en trois ; leprémier, est celui que font lesTrouppes pour fe rassembler aurendez-vous, soit en venant par ter-re , soit par quelque trajet de mer.

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comme il arrive pour la jonctiondes Milices de P Empire Ottoman,qui sont en Asie & en Europe. Cet-te marche des Soldats pour les com-modités qu’ils cherchent, & le peud’ordre qu’ils observent, n’estpointun véritable mouvement d’Arme'e.

Le second est cette marche appel-lée Alay, que les BACHAS fonten arrivant au Camp marqué pourle rendez-vous , pour passer en re-Vuë devant le Serasquier, le Grand-Vijir , ou le Sultan lorfqu’il s’ytrouve, ce que les Janissaires fontauílì en lotir particulier.

Le troisième, est une véritablemarche militaire, & c’est celle quefait P Armée du prémier campement.C’est là le commencement des mar-ches militaires, puifqu’après avoirquitté un Camp on marche pour enfaire un autre, ou l’on laisse leprémier pour y retourner , aprèsavor tenté quelque expédition con-tre l’Ennemi.

C’est une Loi inviolable que lors-que le Sultan ou le Grand- Vijìr vonten campagne, on déployé leurs bel-les Tentes à sept & à cinq queues decheval dans les plaines de Constan-tinople & d’Adrinople, selon quela Cour se trouve dans l’une ouPau-tre de ces Rejìdencet Impériales, dcpubliant que les Pavillons du Sul-tan ou ceux du Grand - Vijìr serontdressés, tout P Empire est informéde la marche du Grand-Seigneur cude celle du Grand- Vijìr.

Dès que ces Pavillons sont dres-sés, tous les Corps de Trouppesqui ne sont point encore en marches’y mettent, & ceux qui y sont déjàfe pressent d’arriver, particulière-ment ceux de P Egypte & de P Asiequi sont éloignés, lorsque la guerreest en Hongrie. Les divers endroitsdu trajet sont marqués le long descôtes de la mer de Marmara, de laPrnpontide & de t’Archipel, asin queles Trouppes prennent le cheminroyal de Conjl antinomie, d'Adrinople,