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Alay - Beghs qui reçoivent les or-dres par les Cbiaous font à la têtedes Efadrons, & les Officiers au-près du Hacha.
Le Bagage marche derrière, quel-quefois à la tête des Janissaires.Cela ne fe pratique point pour laCavallerie Topracly , parce quedevant faire conduire les vivres àses dépens, elle ne les laisse paséloigner autant qu’il est possible,ce qui cause beaucoup de désordre.
On n’éloigne point non plusP Artillerie de Píníanterie ; cepen-dant quand il en est besoin, on lamet encore auprès de la Cavallerie.
L’Armée Ottomane ainsi en mar-che est couverte par Pavant & l’ar-riere - garde. L’avant - garde estforte de quatre, cinq ou six millechevaux, les meilleurs de P Armée.Elle obéit à un Chef nommé Ciai-cagy-tìascy, dont Pcmploi duretoute la campagne. Elle devanceP Année de six, sept & huit lieues.Elle fe retire à mesure que l’En-nemi s’éloigne, & s’il y a desTar-tares à P Armée ou de TrouppesAuxiliaires des Rebelles, on lesfait précéder Pavant-garde, parcequ’ils courent de tous côtés, pil-lant & saccageant par - tout ou ilspassent.
L’arriere - garde est de mille'che-vaux. Elle ferme le bagage & leconduit jufqu’au Camp avant quede changer de poste.
Les Turcs marchent en campagneavec une promptitude extrême, &leurs marches sont presque tou-jours masquées.
MARCHE-PIEDS, terme demarine, sont des cordages au-des-sous & à Parriere des vergues,pour porter les Matelots qui fer-lent & déferlent les voiles, & quiveulent mettre & ôter les boutehors.
M A R E A G E, terme de Marine ;c’est une maniéré de loiier les Ma-telots pour tout un voyage, quelqu’il puisse être, même plus longqu’on ne le projette, dc toujours
2.50
pour le même prix, au - lieu qued’ordinaire les Matelots Iodés auvoyage sont plus payés quand levoyage est plus long qu’il n’a étéproposé.
MARE'CH AL de France: c’estune dignité établie paé PhilippeAuguste en 118;.
Le P. Daniel dans son histoirede la Milice Françoise dit que ladignité de Maréchal devint unedignité Militaire, avant que cellede Connétable le fut, & cet Histo-rien est d’un sentiment contraire àPAuteur de l’Histoire des Grands-Officiers de la Couronne, il remar-que que les quatre premiers Maré-chaux de France furent de la mêmefamille : fçavoir Alberic Clement,qu’il croit n’avoir été que Maré-chal du Roi de France, & nonMaréchal deFrance ; Henri son frere,Jean fils d’Henri,Clemens & Henri II.du nom.
La dignité de Maréchal de Fran-ce ne fut pas toujours à vie. Phi-lippe de Valois fit quitter la digni-té de Maréchal de France au Seig-neur de Moreul, pour le faireGouverneur du Roi Jean son fils,qui lui succéda. Arnoul d’Andre-hemjaussi quitta sous Charles V. ladignité de Maréchal de France pouravoir celle de Porte-Oriflamme.
La raison en étoit que ces gran-des Charges étoient censées in-compatibles en France. Sous Phi-lippe Auguste il n’y eut qu’unMaréchal de France, quand lecommandement dans les Armées futattaché à cette dignité. Sous S.Louis il y en eut deux, fousCharles VII. il y en eut davantage,parce que Henri Roi d’Angleterreen faisoit de son côté.
Henri II. en fit quatre ; FrançoisII. en créa un cinquième; CharlesIX en ajouta deux nouveaux ;Henri III. deux autres à son retourde Pologne : le nombre en fut fixea quatre par ce Prince ; mais Hen-ri