Band 
Tome II.
Seite
279-280
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M A R MAS

MAS

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Marteau à dents, c’est un marteaufourchu, qui sert à arracher desclous quand on construit, ou qu’onradoube un bâtiment. En généralle marteau est d’usage dans l’Artilie-rie de mer & dc terre, & pour laconstruction des Vaisseaux.

M ARTICLES, que quelquesMatelots appellent estions de marti-ale s, font des petites cordes dispo-sées par branches, ou pattes, en fa-çon de fourches, qui viennentaboutir à des poulies, appelleesaraignées. La vergue d’artimon,qui n’a point de balancines, estportée à leur défaut, par des mar-tiales, qui prennent le bout d'enhaut de la vergue, & fe terminentà des araignées, pour aller répon-dre par d’autres cordes au chouquetdu perroquet d’artimon. L’étai dutourmentin vient finir par des mar-ticles, fur l’étai de Misaine.

MARTINETS, ou carguespoint, terme de marine. VoyezCARGUES.

MASCARET: c’est un refluxviolent de la mer dans la rivière deDordogne, où elle remonte avecune grande impétuosité. C’est lamême chose que ce qu’on appelle labarre sur la rivière de Seine, & engénéral le nom que l’on donne à laprémiere pointe du flot qui fait re-monter le courant des rivières versleurs sources, proche de leurs em-bouchures.

MASQJJER: dans l’investisse-inent d’une Place, on envoyé desdétachemens pour masquer les ave-nues, ou les portes d’une ville, afinque personne n’en sorte, mais celane s’appelle pas proprement masquer,scion que je viens de m’en instruire.On ne dit point masquer, une ville,mais masquer les portes 6c les ave-nues d’une ville : cela se faitquand une armée est en marche : &alors pour qu’elle ne soit pas inquié-tée dans fa marche, on envoyé des

Grenadiers fur les avenues & auxportes des villes ennemies, auprèsdesquelles elle pafle, dc cela s’ap-peile masquer.

* M A S QJLJ E R un passage, c’estplacer des Trouppes près d’un en-droit où l’Ennemi est obligé de pas-ser, ou d’où l’on suppose qu’ilpuisse venir.

MASSE : c’est un gros mar-teau , ou maillet de fer, dont fcfervent les Charpentiers dans la con-struction des navires. MaJJe estauflì une pièce de bois longue dequarante - deux pieds, qui sert àtourner le gouvernail d’un bateaufoncet.

MASSE : outre la solde régléepar le Roi pour les Sergens, Capo-raux, Anspeflades, Soldats & Tam-bours, qui leur est payée fans au-cune retenue, au moyen de quoi ilsdoivent s’entretenir de linge, & dechaussure; il est donné vingt de-niers par jour pour chaque Sergent,dix deniers pour chacun des autres,qui forment une masse toujourscomplette pour chaque Bataillon,fans avoir égard aux hommes, quipourroient manquer dans les Com-pagnies, laquelle demeure entre lesmains du Trésorier, qui en donnesa reconnoissance à la fin de chaquemois au Major, ou autre Officierchargé du détail du Régiment, &cette masse est employée à l’habille-ment desdits Régimens ou Batail-lons , & remise fur la main - levéedes Directeurs ou Inspecteurs Gé-néraux.

Cette masse qui reste entre lesmains du Major, & qu’on destinepour les recrues, & les réparationsdu Régiment, ne peut y être em-ployée que du consentement du Co-lonel , Commandans des Bataillons,Lieutenans-Colonels, & autres an-ciens Capitaines du Régiment. Pourcet eft'et le Major fait assembler lesCommandans du corps, & les plusanciens Capitaines du Régiment pour

leur