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pré, ils ne font composés chacunque de deux parties.
Les mâts ne font jamais à plombfur le tillac, ils penchent un peuvers l’arriere, pour mieux résisterà la poussée de la voile, qui prendle vent du côté de la poupe. Tou-tes ces brisures, ou parties de mâtss’arborent diversement, selon la di-versité des mers & des Nations. Deforte que le tenon des mâts supé-rieurs est quelquefois à savant dutenon des mâts inférieurs, quelque-fois à l’arriere. Dans nos constru-ctions du Ponant, ce tenon desmâts supérieurs est d’ordinaire àPavant. Quand les Vaisseaux doi-vent demeurer long-tems dans unPort, on amène leurs mâts de hune,& leurs perroquets, & on les metdans l’eau salée, pour les conser-ver, & empêcher qu’iis ne fecourbent.
A MAT ET A CORDE.Se mettre à mât à corde, ou femettre à sec : c’est ferler toutesles voiles & laitier aller le Vaisseauà la dérive.
MAT DE FOULE, ou d’ar-timon. Voyez artimon.
MAT GEMELLE', jumelle,ou aífûté ; c’est-à-dire fortifié pardes jumelles, ou pièces de bois, quiempêchent qu’il n’éclate & ne rom-pe ; car chaque mât, ou plutôtchaque brisure de mât, depuis sonpied, jufqu’à fa hune, est toujoursd une feule piéce de bois, & cettepiéce, ou ce tronc s’appelle la mè-che. Mais parce que cette mèchen’a pas toujours fa grofleur propor-tionnée à fa hauteur, on la fortifiepar des jumelles ou des clamps, quil’environnent, & pour les mieuxrenforcer, on roule encore des ca-bles à Pentour, de distance endistance.
* M A S TIC ; C’est une espècede ciment & de mortier, dont onfe sert pour fermer les jointures desmarbres , pour boucher les ouver-
tures des tuïaux de grais, pour rem-plir les défauts du bois, & pourdivers autres usages.
Le mastic qu’on emploie pourjontoier les marbres est une compo-sition de brique pulvérisée, de poixrésine & de cire : l’on y mêlequelquefois des couleurs, afín queles jointures soient moins sensibles,& imitent la couleur du marbre.Mqftiquer est le verbe.
* MASTIC, c’est encore le nomd’une gomme qui fort du Lentifque,& qui fe nomme auílx Lentistine.
Le Lentifque, est un Arbrisseautoujours verd, dont les feuilles ontde petites veines rouges, & quidonne par incision ce mastic natu-rel. Le Lentifque est commun enItalie & dans les Iles de l’archipel.Le Mastic blanc est le plus éstimé &nous vient de l’Ile de Chio. Celuid’Egypte est noir, ou du-moins lemastic noir fe nomme Mastic d’Egy-pte. On donne aufiì le nom de ma-stic à différentes fortes de colles, oude compositions qui fervent à join-dre un corps avec un autre.
* M A S U LIT , c’est le nomd’une forte de chaloupe Indienne,calfatée de mousse.
* MAT. On le dit de certainescouleurs épaisses difficiles à manier;la terre d’ombre & le massicot, fontdes couleurs mattes.
MATAFIONS : ce font depetites cordes, qui font comme desaiguillettes, on s’en sert pour atta-cher les moindres pièces d’unVaisseau.
MATE' : Vaisseau maté en ca-ravelle, pour dire qu’il n’a pointde hune, mais feulement quatremâts. Vaisseau maté en chandelierquand il a ses mâts fort droits & àplomb. Maté en Frégate, quandil a fes mâts arqués en avant. Ma-té en Galère, lorfqu’un Vaisseau n’aque deux mâts, fans avoir de mâtde hune. Maté en heu, quand dansson milieu il n’a qu’un mât qui lui
sert