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ses d’abord en Régiment, & chaqueRégiment portoit le nom de son Co-lonel , auquel on ajoûtoit celui deMilices d’une telle Province. CesColonels & autres Officiers, furentchoisis entre les Gentilshommes &autres, qui après avoir servi dansles Trouppes, s’e'toient retirés dansleurs Provinces fans Emploi.
On a vu ces Régimens servir avecbeaucoup de distinction en beaucoupd’occasions, notamment à la Bail-le de la Marseille, où douze de cesRégimens qui ne faisoient que sor-tir de leurs Provinces, combattoientavec autant de valeur, de fermetc& de conduite, qu’auroient pu fairede vieilles Trouppes. 11 y én avoitauffi au premier siège de Barcelone,qui scrvoient avec la même ardeur.
A présent on leur donne pourChefs des Officiers réformés d’In-fanterie , & non d’autres, de sorteque de Ptine ou de P autre façonces Trouppes ne font nouvellesqu’eu égard aux Soldats feulement,encore il y en a beaucoup qui fetrouvent avoir servi, & qu’on prendpar préférence pour remplir les pla-ces de Sergens, Caporaux & An-fpessades : c’est pourquoi, vu lavaleur que les Milices ont fait ôcfont encore voir dans toutes les oc-casions où on les emploie, on ne doitpas dire que le Ban à pied est d’unfoible secours.
Les Régimens de Milices tiennentrang avec les Régimens réglés dujour de leur création, & par uneOrdonnance du io. Août 1610. com-mandent à tous ceux qui sont levésaprès eux.
* MILLE : c’est une mesured’éspace, par laquelle on exprime ladistance d’un lieu à un autre. Com-me la longueur du mille n’est paségale dans les différentes nations,on a pris soin de les réduire en piedsRomains, c’est-à-dire de douze pou-ces. Voici cette réduction, telle
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qu’on la trouve dans les AuteursAllemands & Anglois.
Italie — — 5000
Angleterre — — 5454
Ecosse — — 6000
Sucde — — 30000
Moscovie — — 37í°
Pologne — — 15,850
Lithuanie — >— 18500
{ grand mille 25000moien - - 22500
petit - - 12000
France — — 5252
Espagne — — 705,0
Bourgogne — — 6000
Flandre — — 6666
Hollande — — 8000
Perse — — 18750
Egypte — — 25000
MINE, est une ouverture dansle mur, ou dans les terres, qui fecontinue en façon de canal où d’al-lée, large environ de 4. pieds enquarré.
Le travail des mines autrefoisconíîstoit à saper la muraille ou unetour, à l’étançonuer avec des boisde bout ; & quand l’ouvrage étoitachevé, on enduisoit les étançonsde poix résine, & d’autres matièrescombustibles.
Philippe-Auguste eut foin d’avoirgrand nombre de Mineurs habiles.Les mines de son tems étoient beau-coup plus hautes & plus larges quecelles d’aujourd’hui. Ces sortes demines durerent encore jufqu’au ré-gne de Louis XII. en 1503. lorsqueles François perdirent Naples pourla seconde fois.
L’invention de la poudre nous amis en état de porter plus loin nosconnoissances dans Part des mines,& de rendre un siège pour ainsi di-re éternelj: car si dans nos défen-ses nous mettions toute notre at-tention à nous rendre Maîtres dudessous, les Aslîe'geans ne le fe-roient jamais du dessus. Cette ré-flexion est de M. le Chevalier Fo-lard.
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