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relie debout, & jette cette pierrejusqu’au pied de la muraille ; en-suite coupant le relie de la corde,il traîne l’autre dans le retranche-ment voisin où il la mesure, & cal-cule par-là la quantité' de pieds quedoit avoir la galerie de la mine.
Pour diriger leurs galeries, lesMineurs Turcs se servent rarementd’aiguille aimantée. Ils font lesmines dans un réduit en demi-cer-cle, avec des balles le long de lagalerie. Au commencement, com-me dans le milieu, ils font tomberun poids toutes les fois qu’ils ontbesoin de regarder si la galerie ab-outit eu droiture au point arrêté,en mettant une chandelle alluméeau bout.
La forme de leur galerie est ron-de dans la partie supérieure, & unpeu plus haute que la moitié de lataille d’un homme,, parce qu’ilscreusent les jambes en croix. Ils latiennent étroite autant qu’ils peu-vent, tirant les manequins pour lavuider avec des cordes. II leur estfort incommode de charger une mi-ne dans une galerie si étroite, maisauíli ils en espèrent toujours untrès-bon succès, parce qu’ils n’ontoint une si grande ouverture àouchcr avec les sacs à terre & àlaine. .
Pour éventer les galeries ils per-cent la voûte avec une tarière obli-quement tout au tour.
La forme du fourneau que lesTurcs appellent dstia ou Trésor esten demi-ccrde.
Pour charger leurs mines , ilsétendent une toile fur le terreinmême du fourneau fur laquelle ilsrenversent la poudre sans la presser,& ils mettent un gril de bois au-dessus de la même largeur du four-neau.
Pour fermer P embouchure dufourneau, ils se servent de deuxpièces de bois appellées Otuk. Cel-le qui est dessous a un trou pour
passer le saucisson appelle Fctil,plein de matière combustible. Onremplit la galerie avec des sacs àlaine & à terre, & on les entrelaslède six en six pieds avec des poutresmises de chaque côté de la galeriequ’on nomme mertek.
MI N E U R S, font des gens de-stinés au travail des mines, & quiforment une Compagnie, dans leRégiment des Fusiliers. Ce Régi-ment est entretenu pour le servicede P Artillerie.
Quand un Mineur travaille, ilest couvert d’un capot en forme dccapuchon, pour défendre ses yeuxde l’e'boulement des terres. Sa ca-pacité principale est de sçavoir seconduire pour la construction de samine sur la nature du terrein qu’iltrouve ; parce que la différence duterrein emporte une différence dansla construction & la capacité de lamine , ck par conséquent dans lamaniéré de la charger, suivant l’ef-fet que l’on désire qu’elle fasse.
Le logement du Mineur au corpsde la Place peut se faire de deux ma-niérés différentes. La prémiere &la plus ancienne est de se servir degros madriers, que l’on appuie con-tre le mur, & que l’on bouche biendu coté du flanc avec des ga-bions pleins de terre, pour empê-cher d’être vu.
La seconde plus nouvelle, plusprompte, & en même-tems pluscertaine, est de placer à droite & àgauche des descentes, vis - à - visl’endroit où on veut attacher le Mi-neur, une ou deux pièces de batte-rie, avec lesquelles on perce & en-fonce le mur jusqu’à la terre. Deces deux maniérés la prémiere estla plus sujette aux inconveniens, onne doit jamais la suivre que lors-que la néceflìté la rend nécessaire.Eu voici les raisons.
I. L est que la manoeuvre en estbeaucoup plus longue que celle del’autrc, parce qu’il faut prémiére-
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