Band 
Tome II.
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385-386
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O B E O B U

O C C

tous les premiers Rois du Païs senommoient Pharaon. Les Romains,devenus maîtres de l’Egypte, en ti-rent transporter à Rome quantitéd’obelisques, dont P un y subsideencore.

* OBELISQUE d’eau: on ap-pelle ainsi une sorte de pyramide àplusieurs faces, qui font forméespar des nappes d’eau à divers étages.

OBSERVEZ vos distances ;c’est un terme de commandementde l’exercice, qui avertit le Soldatde faire attention au lieu qu’il doitoccuper.

* OBSIDIONAL, Couronneobstdionale : on appelloit ainsi chezles Anciens Romains une Couronnedont ils honoroient un Général quiavoit fait léver le siège d’une Ville.Elle fe faifoit de l’herbe qui fe pré-fentoit fur le champ; ce qui la fai-foit nommer auffi Gramme, du motlatin qui signifie herbe.

OBUS : ce font des petits ca-nons courts, que les Hollandoisemploient.

A la bataille de Nervinde, où l’Ar-mée Françoise, commandée par feuM. le Duc de Luxembourg, défitcelle des Alliés à plate couture, ou-tre les 77. pièces de fonte, que lesEnnemis laislèrent dans leur fuite,il sc trouva 8- mortiers, appellesobus, qui s’exécutent de la mêmemaniéré que le canon. Les An-glois & les Hollandois sc fervent deces obus. Ils font faits de la mêmefaçon.

Ceux des Anglois ont le calibreplus petit, font plus chargés de mé-tal de près de 600. livres que les au-tres. Ils pèsent 1500. Ceux desHollandois 900. ou environ. Enplus d’un endroit les Ennemis nousont laissé des modelés des obus 011mortiers, dont ils sc fervent. Com-me deux qu’ils abandonnèrent aubombardement de S. Malo, pen-dant le mois d’Août 169;. Ils pé-foient z;, milliers les deux. OnDié. Alilit. Tom. 17.

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leur en prit auffi deux devant Dun-kerque, avec la Cabote qui fer voltà les exécuter.

O C C A S I O N : se servir deì’occafton est une marque infailliblede l’habilité, & du courage d’un Gé-néral d’armée. Uoccajìon, dit Ta-cite, est la mere des grands événe-mens : Opportunes magnis conati-lus transmis rerum. Une victoiredécisive & complette nous conduita une foule d’entrepriscs & de grandsdesseins, qui résultent tous de laprémiere victoire. C’ est ce quenous avons vû dans la derniere guer-re. La Bataille de Fontenoy ga-gnée fur les Alliés, entière & com-plette, a conduit le Roi à la con-quête de la Flandre Autrichienne,ce Prince a pousse les avantages decette victoire auffi loin, qu’ils peu-vent aller.

Une victoire complette & décisi-ve, qui laisse la campagne toutenue , doit faire courir au loin &aularge, & produire un débordementd’un bout à l’autre d’un pays, quisc trouve fans défense, & mener àd’autres victoires : car une feuleoccaston est la source de toutes lesautres. Rien n’est plus sujet à pro-pagation, & rien ne doit être moinsnégligé. Une entreprise, qui vientà’ia fuite d’une autre, devient plusaisée à exécuter, quoique plus dif-ficile que ne l’a été la prémiere.

Cependant que de grands Capitai-nes, qui nés avec les qualités lesplus rares, n’ont pas fçu profiterdes occasons. On croiroit en lisantleurs faits, qu’ils ne fçavoient quesc battre. Braves au - delà de toutce qu’on peut dire, sc battant tròs-vigoureusement pour la victoire,on les a vus à deux pas de-là sc dé-lasser, sc reposer, & s’endormirtrès-profondement pour tout le re-ste de la campagne, fans rien faire,& fans tirer le moindre fruit deleurs victoires. Leur activité dansune action décisive n’étoit qu’unN feu