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garnison rangés en cercle, avecchacun un Caporal de la Compagniederrière lui ; les Caporaux des Com-pagnies , lorsque les Sergens man-quent, se placent hors du cercle,joignant les Sergens dans le rangde leurs Compagnies, les Tam-bours-Majors des Bataillons, deuxpas derrière les Sergens.
A quatre pas du cercle, on pla-ce les Caporaux, qui ont suivileurs Sergens. Présentant leurs ar-mes en dehors ; pour empêcherque, qui que ce soit n’approchedu cercle, pour écouter Tordre.II ne doit entrer dans le cercle,quelle Major, l’aide-Major de laplace, les Officiers Majors des Ré-gimens, le Caporal de conjìgne , ducorps de garde de la place portantle falot, & celui qui tient le re-gistre de la garde, & des rondes.
Lorsque les Régimens des GardesFrançoiles, & Suisses, sc trouventdans une place avec d’autre Infan-terie , les Sergens de ces Régimensfont un cercle à part , où l’onobserve la même chose. Mais sicelui des Gardes Suilses s’y trouvefans celui des Gardes Françoiscs,les Sergens du plus ancien Régi-ment d’Infanterie Françoise, qui setrouve dans la place, díqui fait corpsà part avec les Suisses, font un cer-cle à part avec les Sergens Suilses,les François prenant la droite fur eux,& le Major donne l’ordre à ce cerclepremier. Ceci est conforme aux an-ciennesOrdonnances, & confirmé parle Reglement de 1739. ci-dessus cité.
Le Major de la Place avec lesOfficiers Majors des Régimens, quiassistent à l’ordre, & les autresqu’on a déjà dit, dit aux Sergens,& aux Tambours-Majors (s’il y aquelque chose qui regarde ceux-ci)ce qu’il y a à faire pour le lende-main, comme revue, Conseil deguerre, ou autre chose; si quelqueBataillon doit prendre les armespour faire Pexercice, & tout le
reste. S’il y a Conseil de guerre,il demande aux Majors des Régi-mens le nombre d’Osticiers, qui estnécessaire pour le tenir. II faitensuite nommer les Officiers, quidoivent monter la garde le lende-main , & ceux qui doivent fairela ronde cette même nuit. II faittirer leurs rondes par leurs Ser-gens : il donne ensuite le mot auxOfficiers Majors des Régimens, &après aux Sergens, en commençantpar celui de la prémiere Compa-gnie , à qui il le dit à l’oreille.
Ce Sergent le donne à celui, quile fuit, & ainsi de l’un à l’autre,juf^u’à ce que le mot revienne auMajor par le Sergent de la gauche,ainsi qu’il l’a donné. S’il ne luirevenoit pas, comme il l’a donné,il régarde à quel Sergent il a man-qué, le redresse jusqu’à ce quetous le sachent, après quoi il lescongédie. Les Sergens doivent êtredécouverts dès qu’on donne le mot,jusqu’à ce que le dernier l’ait renduau Major. Lorsqu’il y a de la Ca-vallerie dans une place, elle reçoitTordre du Major de la Place, toutainsi que l’Infanterie.
Dès que Tordre est donné, & lecercle rompu, les Sergens de cha-que Bataillon forment un cercle àpart, le Tambour-Major derrièreeux; le Major ou aide-Major duBataillon leur dit ce qu’il y a àfaire pour le détail du Bataillon,& tout ce que le Commandant luia dit. Pour cela, il faut que leMajor aille tous les jours chez leCommandant du Bataillon, quel-que teins avant qu’on donne Tor-dre , lui demander ce qu’il y a departiculier à ordonner. II est ìt ob-server que si le Commandant veutprendre les armes, il faut qu’ilen fasse demander permission auCommandant de la Place, lequelle fait dire au cercle général parle Major. Après que le Major duBataillon a donné Tordre à son cer-O 3 cle