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le Gros, ou plutôt fous celui dePhilippe I. son pere que l’on doitfixer l’origine de la coutume deporter (Oriflamme à la guerre, con-tre les Ennemis de l’Etat.
Cet Etendard n’étoit pas d’unematière incorruptible. II s’usoitcomme les autres , on en substì-tuoit un autre quand il étoit usé.
S. Louis ne le rapporta pas de sonexpédition d’Egypte, quand il futpris par les Mahométans, avectous ses bagages.
On ne porta plus l’Orijìammedans nos Arme'es, depuis que lesAnglois furent maîtres absolus deParis, après la mort de Charles VI.
Le prémierSeigneur que l’on trou-ve dans l’Histoire, faisant les fon-ctions de Porte-Ort/?et»mf,est AnfeauSeigneur de Chevreuse, en 12514.sous Philippe le Bel.
II eut des prédécesseurs dès leteins de Louis le Gros, fous lerégne dtiquel l’on commença à por-ter l’Orijìamme dans nos Armées,mais les noms n’en font pas venusjusqu à nous, & René Moreau en1450. est le dernier que l’on trouverevêtu de la dignité de Porte-OW-flamme, quoi qu’il y en ait eu d’ati-tres après lui, mais on les ignore.
Cette Bannière fut encore enusage sous Louis XI. On ne voltpoint que ses successeurs s’en soientservi dans les guerres.
II y a des Auteurs qui soutien-nent , que depuis que l’Orijìammen’a plus paru dans les Armées,elle a toujours resté dans le lieu oùelle devoit être, qui est le Trésorde S. Denis, & qu’elle y étoit en-core ès années 1534. & 1594. sui-vant les Inventaires de ce Trésorfaits dans ces années.
D’autres pensent qu’elle est restéeen la possession des derniers Gen-tilshommes commis pour la porter.Ce dernier sentiment sert à prou-ver qu’il se peut trouver des Ori-jìammes au pouvoir des descendant
de ces Gentilshommes, qui les ontconservées soigneusement dans leurschâteaux, pour perpétuer le souve-nir de l’honneur que leurs ancê-tres ont eu d’étre les Porteursd’une telle Enseigne.
Messieurs d’Harcourt - Beuvronprétendent avoir une Oriflamme,qui leur vient par succession dePierre de Villiers, de la Maisonde l’Isle-Adam, qui fut Porte-OW-Jìamme de France, & dont la fille,qui épouse Jean Garenciere, futayeule d’une Tugdal de Karmoisin,mariée n Jean de Gaillon, grand-pere de Françoise de Gaillon, fem-me de François d’Harcourt, Seig-neur de Beuvron.
Quant à la différence qui setrouve dans la forme entre (Ori-flamme qui étoit au Trésor de S.Denis, & celle qui est en la pof-session de Messieurs d’Harcourr,c’est une bagatelle. I.’Enleigne deDenis nous a toujours été repré-sentée , comme étant d’une étoffetoute unie. Les ornemens en bor-derie qui se voyent sur l’Enseignequ’ont Messieurs d’Harcourt, nedétruisent point son authenticité.Ils peuvent venir d’une augmen.tatíon qui s’est faite dans les der-niers tems où l’Orijìamme a étépor-tée à la guerre, & la tradition doitêtre comptée pour quelque chose.
Si (Oriflamme de Messieurs d’Har-court est rouge, il y a lieu de croi-re qu’elle est aussi véritable que cel-le qui se trouvoit encore au Trésorde 8. Denis dans le seizième siécle.Toutes deux peuvent avoir été éga-lement des Oriflammes qui ont servidans des tems différens ; & même
quelques uns veulent, que pendantqu’il y avoit une Oriflamme à l’Ar-mée , il y en avoit une autre quirestoit à S. Denis, pour servir auxbesoins de l’Abbave, ou pour servirà remplacer promptement celle quiétoit à l’Armée, fi cclle-ci venoit àse perdre.
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