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on plante des arbres de la natureconvenable au terroir. II est per-mis aux Particuliers de jouir desesmondes destins ormes fans toucherau tronc, lesquels font conservéspour parvenir à parfaite maturité,hauteur & grosseur.
Si les Particuliers manquent defaire planter lefdits ormes, il estpermis aux Communautés voisinesde les faire planter, moyennantquoi elles jouissent des branchages& des esmondes, & le corps defditsarbres leur appartient au préjudicedes Propriétaires des terres où lef-dits arbres ont été plantés.
O R N E M E N I des Armes :les ornemens des armes ont été in-ventés pour donner aux armes de labeauté, du relief âc de l’agrément,comme étoient autrefois les cimiersqu’on ajoûtoit aux heaumes & qu’onmettoit fur les casques. Les lam-brequins étoient encore un orne-ment de casque. Cet ornement apassé dans les armoiries aullì bienque le casque. On mettoit quelque-fois des pierres précieuses au casque,mais il étoit de la prudence de celuiqui le portoit de les ôter pour fafureté quand il alloit au combat.Aux cimiers succédèrent les penna-ches ou bouquets de plumes entousse au haut du casque. C’étoitun ornement de l’armure de tètedes Soldats Romains. Les penna-ches furent aullì mis fur la tête deschevaux au-dessus du chamfrain.Un autre ornement des armes étoitla cotte d’armes. Après on se con-tenta d’orner la cuirassed’uneéchar-pe, qui tantôt fut portée en bau-drier tantôt en ceinturon. Ce quidistinguoit encore nos anciens Che-valiers étoient les éperons dorés.Les Ecuyers en portoientd’argentés.Les armoiries du Chevalier ou del’Ecuyer étoient fur son bouclier, cequi faisoit encore un ornement.Tout ce que l’on volt aujourd’huid’ornement c’est lç plumet au cha-
peau des Officiers, & des chevauxrichement caparaçonnés, mais plusou moins, suivant le rang & la di-gnité de ceux qui les montent. Vo-yez CIMIERS, P E N N A C H E S,COTTE D’ARMES, ECHAR-PE, EPERON S.
O R S E : c’est un terme de Le-vant pour dire basbord ou maingauche. C’est aussi parmi les Le-vantins un terme de Commande-ment pour dire au lof, quand ona besoin de serrer & de tenir le vent.Otser : c’est aller contre le vent,aller à vent contraire par le moyendes rames. Ce terme n’est en usageque chez les Provenceaux.
ORTHODROMIE: c’est laroute en droite ligne que fait linVaisseau en suivant un des trente-deux vents qui font marqués fur laboussole. Orthodromie signifie droi-te course comme loxodromic signi-fie course oblique.
ORTHOGRAPHIE ou Pro-fil, est la représentation d’un ou-vrage selon ses largeurs, ses épais-seurs, ses hauteurs & ses profon-deurs, tel qu’il paroîtroit s’il étoitcoupé à plomb depuis la plus hautejusqu’ì la plus basse de ses parties.L’orthographie ne représente pas leslongueurs d’un Ouvrage, ce que faitle Plan qui aullì ne représente pasles hauteurs & profondeurs, maisl’un & l’autre représentent , leslargeurs.
ORTIVE, amplitude ortive,c’est Parc de l’horizon qui se trou-ve entre le point où se leve un astre,& celui du vrai Orient où se faitl’intersection de l’horizon, &- del’Equateur. II y en a une boréale& l’autre australe ; on dit aussi La-titude Ortive.
OSSEC, sentine, c’est en termede Marine le bas de la pompe où sereçoivent toutes les eaux. Quelquesuns croyent que comme on entendpar ce mot ce qui sert à mettre leNavire au sec, il -a été fait par cor-ruption